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15 mars 2015 : Journée nationale de protestation contre Dilma Rousseff – Manifestations monstres dans 16 villes pour demander l’impeachment de la Présidente

Le 15 mars 2015 est la Journée nationale de protestation contre Dilma Rousseff au Brésil, et en particulier pour demander son impeachment, c’est à dire la mise en place de la procédure permettant au pouvoir législatif de destituer le Présidente du Brésil, suite au scandale provoqué par les marchés truqués de l’entreprise d’Etat Petrobras (le « Petrolao ») et aux pots de vin ayant été versés au PT (Parti des Travailleurs au pouvoir, avec Lula d’abord puis Dilma maintenant) et ses alliés.

Nous vous présentons ici les principaux slogans de cette journée et les premières photos des manifestations dans les 16 plus grandes villes du Brésil qui rassemblents des centaines de milliers des personnes : Sao Paulo (1.000.000 de manifestants à 16 heures selon la Police Militaire), Rio de Janeiro, Brasilia, Salvador de Bahia, Belo Horizonte, Curitiba, Ribeirao Preto, Belem, Recife, Manaus, Porto Alegre …

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Protesto contra o governo Dilma e a corrupção na Petrobras, ocupa a avenida Paulista - 15/03/2015

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Protesto contra o governo Dilma e a corrupção na Petrobras, ocupa a avenida Paulista - 15/03/2015

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Protesto Brasil Dilma - RJ

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Protesto contra o governo Dilma e a corrupção na Petrobras, ocupa a avenida Paulista - 15/03/2015

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Manifestantes erguem faixas, cartazes e bandeiras durante protesto contra o governo Dilma na Avenida Paulista, região central de São Paulo, neste domingo (15)

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Ato contra o governo da presidente Dilma Rousseff (PT) na Av. Paulista, região central de São Paulo, neste domingo (15)

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Ato contra o governo da presidente Dilma Rousseff (PT) na Av. Paulista, região central de São Paulo, neste domingo (15)

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Manifestantes pedem o impeachment da presidente Dilma Rousseff na Avenida Paulista, região central de São Paulo

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Protesto 'Não vamos desistir do Brasil' contra o PT e pelo impeachment da presidente Dilma Rousseff, organizado pelo Movimento Brasil Livre e pelo Revoltados, no Congresso Nacional e no Museu Nacional, em Brasília (DF), neste domingo (15)

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Ato contra o governo no Rio de Janeiro

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População toma as ruas do Rio de Janeiro durante ato contra o governo

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Manifestantes participam de ato a favor do impeachment da Presidente Dilma Rousseff, no bairro de Copacabana, zona sul do Rio de Janeiro, na manhã deste domingo (15)

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População toma as ruas do Rio de Janeiro durante ato contra o governo

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Protesto contra o governo Dilma e a corrupção na Petrobras, ocupa a avenida Paulista - 15/03/2015

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 Protesto contra o governo Dilma e a corrupção na Petrobras, ocupa a avenida Paulista - 15/03/2015

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Protesto contra o governo Dilma nas ruas do Rio de Janeiro

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Ato contra o governo Dilma na Avenida Paulista, região central de São Paulo, neste domingo (15)

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Protesto contra o governo Dilma nas ruas do Rio de Janeiro

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Protesto contra o governo Dilma e a corrupção na Petrobras, ocupa a avenida Paulista - 15/03/2015

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Protesto contra o governo Dilma e a corrupção na Petrobras, ocupa a avenida Paulista - 15/03/2015

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Protesto contra o PT e pelo impeachment da presidente Dilma Rousseff, em Belém, PA, neste domingo (15)

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Da janela de suas casas pessoas protestam durante ato contra o governo Dilma no Rio de Janeiro

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Protesto contra o PT e pelo impeachment da presidente Dilma Rousseff na Avenida Eduardo Ribeiro, centro de Manaus, AM, na manhã deste domingo (15)

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Manifestantes pedem o impeachment da presidente Dilma Rousseff na Praça da Liberdade, em Belo Horizonte, MG, neste domingo (15)

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População toma as ruas do Rio de Janeiro durante ato contra o governo

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Manifestantes participam de ato a favor do impeachment da Presidente Dilma Rousseff, no bairro de Copacabana, zona sul do Rio de Janeiro, na manhã deste domingo (15)

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Manifestantes participam de ato a favor do impeachment da Presidente Dilma Rousseff, na praça da Liberdade em Belo Horizonte, neste domingo (15)

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Manifestantes participam de ato a favor do impeachment da Presidente Dilma Rousseff, na praça da Liberdade em Belo Horizonte, neste domingo (15)

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Manifestantes participam de ato a favor do impeachment da Presidente Dilma Rousseff, no bairro de Copacabana, zona sul do Rio de Janeiro, na manhã deste domingo (15)

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Ato contra o governo da presidente Dilma Rousseff (PT) na Esplanada dos Ministérios, em Brasília (DF), neste domingo (15)

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Ato contra o governo da presidente Dilma Rousseff (PT) na av. Paulista, na região central de São Paulo, neste domingo (15)

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Ato contra o governo da presidente Dilma Rousseff (PT) na av. Paulista, na região central de São Paulo, neste domingo (15)

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 Le 15 mars 2015 est la Journée nationale de protestation contre Dilma Rousseff au Brésil, et en particulier pour demander son impeachment, c’est à dire la mise en place de la procédure permettant au pouvoir législatif de destituer le Présidente du Brésil, suite au scandale provoqué par les marchés truqués de l’entreprise d’Etat Petrobras (le « Petrolao ») et aux pots de vin ayant été versés au PT (Parti des Travailleurs au pouvoir, avec Lula d’abord puis Dilma maintenant) et ses alliés.

 

 

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Impeachment pour Dilma Rousseff ?

Suite au scandale Petrobras et aux accusations de corruption portant sur le PT et ses principaux dirigeants, on parle de plus en plus au Brésil d’un procédure d’impeachment contre la Présidente Dilma Rousseff.

Une grande manifestation est prévue dans chaque ville du Brésil le 15 mars prochain pour demander l’impeachment de Dilma.

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C’est chaud de chaud pour Dilma Rousseff et le PT en général

Corruption au Brésil : « Et vous, vous feriez quoi avec 88 milliards ? »

Et vous, vous feriez quoi avec 88 milliards de réaux (ou « reais » en portugais), soit 29 milliards d’euros ? Vous feriez le choix d’acheter 240 jets privés ? De devenir propriétaire de 55 000 Ferrari ? De vous abonner à Netflix durant 416 millions d’années ? D’organiser quatre Coupes du monde ? De financer pendant 3,5 années l’assurance chômage ?
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Autant de projets qui pourraient être réalisés avec les 88 milliards de réaux détournés dans l’affaire Petrobras, la plus grande affaire de corruption jamais connue au Brésil.
Depuis le 28 janvier, les internautes brésiliens ont fait du hashtag #88bilhoes (88 milliards) le sanctuaire d’expression de leur colère et de leur frustration.
Et de lister tout ce qu’ils pourraient acheter avec 88 milliards. Des choses les plus absurdes comme l’achat de 1 142 millions d’appareils auditifs, 22 millions de PS4, 110 millions de smartphones, mais aussi des revendications politiques : 88 milliards permettraient de faire face à la sécheresse qui menace Sao Paulo en construisant trois centrales hydroélectriques.
Le montant détourné représente aussi 1 466 milliards de paniers moyens de la ménagère brésilienne, de quoi éradiquer la faim dans le pays, ou quatre ans de financement de la bolsa familia, le programme mis en place par Lula pour sortir de la misère les plus démunis.
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Un tumblr regroupe toutes les possibilités trouvées sur les différents réseaux sociaux. Pour son créateur :
« C’est un moyen de traiter avec sarcasme la situation. C’est aussi une façon ironique de protester contre le manque de réaction des Brésiliens. En juin 2013, des millions de personnes étaient dans les rues pour 20 centimes d’augmentation du prix des transports publics. Pour 88 milliards d’argent public volés, les réactions se cantonnent aux réseaux sociaux. »
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L’AFFAIRE PETROBRAS
L’enquête de la police fédérale, connue sous le nom de « Operação Lava Jato » (Opération Karcher), et commencée en mars 2014, a mis au jour un système de corruption impliquant des entreprises de travaux publics, des cadres de Petrobras (la compagnie pétrolière brésilienne) ainsi que les plus grands partis politiques du pays. Tous sont accusés d’avoir touché pendant des années de l’argent à travers des contrats de concessions pétroliers volontairement gonflés. Lors de l’annonce des résultats du groupe Petrobras, le 28 janvier, le conseil d’administration a évalué l’impact du scandale à 88 milliards de reais.
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Le scandale de corruption au Brésil prend une dimension internationale

Un excellent article de Paulo Paranagua, journaliste du Monde,

sur son blog http://america-latina.blog.lemonde.fr

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Manifestations contre la corruption Brésil 14

Chaque jour apporte aux Brésiliens son lot de révélations sur l’affaire de corruption qui entache la compagnie pétrolière nationale Petrobras et les principales entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP). Des chantiers de ces multinationales brésiliennes à l’étranger sont dans le collimateur des enquêteurs. Leur financement par la Banque nationale de développement économique et social (BNDES) menace cette importante institution.

Le scandale prend des allures de séisme aux multiples répliques, qui compromet le second mandat de la présidente Dilma Rousseff et la reprise de la croissance. Dimanche 21 décembre, la présidente a tenté de rassurer l’Amérique latine. Dans un entretien à la presse régionale, elle a affirmé : « Le Brésil ne vit pas une crise de corruption ».

Pourtant, le ministère public a déjà inculpé 36 personnes, la plupart des PDG et cadres dirigeants, pour corruption, blanchiment d’argent et association de malfaiteurs. Ils sont accusés d’avoir constitué un cartel du BTP pour surfacturer les contrats avec Petrobras et verser des pots-de-vin. Ces sommes étaient destinées à financer le Parti des travailleurs (PT, gauche) de Dilma Rousseff et deux formations de la coalition gouvernementale, le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB, centre) du vice-président Michel Temer et le Parti progressiste (PP, droite). Des listes d’hommes politiques mis en cause circulent dans la presse. Selon la police fédérale, les malversations dépasseraient les 10 milliards de reais (3 milliards d’euros).

L’enquête s’intéresse à 747 chantiers, dont certains ont été remportés par les Brésiliens dans d’autres pays. Parmi eux figure l’élargissement du port de Mariel, à Cuba, un projet stratégique confié à Odebrecht, numéro un du BTP brésilien. Dilma Rousseff s’est déplacé pour l’inauguration de sa zone portuaire, en janvier 2014, à côté de son homologue cubain, Raul Castro. Il est question aussi d’un gazoduc à Cordoba, en Argentine, sur lequel travaille un autre géant brésilien, OAS.

Opacité de la BNDES

Dans ces deux cas, les travaux ont été financés par la BNDES, une institution dont les ressources rivalisent avec celles de la Banque mondiale et de la Banque interaméricaine de développement. En 2013, le gouvernement avait classé comme secrets tous les documents de la BNDES concernant les crédits accordés à Cuba et à l’Angola, pays réputé pour sa corruption, où Odebrecht est implanté depuis la guerre civile. Ces opérations étaient ainsi soustraites à la nouvelle loi d’accès à l’information adoptée à Brasilia. La Cour des comptes exige d’en connaître le détail, puisque ce sont des fonds publics, mais la BNDES invoque le secret bancaire. La Cour suprême devra trancher. Selon le procureur fédéral Helio Telho Correa Filho, « lorsque la boîte noire de la BNDES sera ouverte », les Brésiliens découvriront un scandale bien plus grave que celui de Petrobras.

Le juge chargé de l’affaire Petrobras-BTP, Sergio Moro, refuse toute instrumentalisation partisane. « La prévention et la répression de la corruption, du crime organisé et du blanchiment d’argent, sont nécessaires pour renforcer les institutions démocratiques et l’Etat de droit, affirme-t-il. Petrobras est elle-même victime des crimes commis. L’investigation et la révélation des malversations peuvent entraîner un coût momentané, mais apporteront des bénéfices plus grands à l’avenir. » En attendant, la valeur en bourse de Petrobras a dégringolé et atteint le niveau d’il y a onze ans, avant la découverte des réserves en eaux profondes connues sous le nom de « pre-sal ».

Candidate socialiste à la présidence aux élections d’octobre, Marina Silva a demandé « le changement de toute la direction de Petrobras, incapable d’éviter ce qui a été fait ». Le procureur général de la République, Rodrigo Janot, a, lui aussi, proposé « le remplacement de toute la direction ». Mais Dilma Rousseff hésite à sacrifier Graça Foster, une proche, qu’elle avait hissé à la tête de Petrobras en février 2012, pour remplacer José Sergio Gabrielli, un fidèle du PT, resté à la présidence de l’entreprise pendant sept ans, un record (2005-2012). Résultat : à en croire un sondage de l’institut Datafolha, 68 % des Brésiliens estiment que la responsabilité de la présidente du Brésil est engagée dans le scandale.

 

Brésil : les Manifestations contre la Corruption se multiplient

Après le scandale de Petrobras (le « Petrolao »), les Manifestations contre la Corruption se multiplient au Brésil.

Les malversations commises au sein de cette entreprise contrôlée par l’Etat, qui est la plus importante entreprise du Brésil, s’élèveraient selon la police à quatre milliards de dollars sur dix ans.

D’après les premières dépositions, Petrobras et de grandes entreprises brésiliennes de construction se mettaient d’accord, dans le cadre d’appels d’offres, pour surfacturer les contrats et reverser ces montants supplémentaires au PT et à des partis alliés.

Voici quelques photos des dernières manifestations et des dessins satiriques parus cette semaine sur le thème de la corruption.

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Brésil : des BRIC vers les « Fragile Five »

Sans embellie économique,

le Brésil reste parmi les « fragile five »

Source: Lemonde.fr

Même si la seconde moitié de l’année sera certainement un peu meilleure que la première, le Brésil reste malgré tout confronté à une panne de croissance. Les économistes ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour cette année et pour 2015, selon une enquête hebdomadaire de la banque centrale du Brésil publiée lundi 10 novembre.

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Même si la seconde moitié de l’année sera certainement un peu meilleure que la première, le Brésil reste malgré tout confronté à une panne de croissance. Les économistes ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour cette année et pour 2015, selon une enquête hebdomadaire de la banque centrale du Brésil publiée lundi 10 novembre.

Le produit intérieur brut (PIB) brésilien ne devrait ainsi augmenter que de 0,2 % cette année et de 0,8 % en 2015, selon la prévision médiane de l’enquête réalisée auprès d’une centaine d’institutions financières.

En 2010, lorsqu’elle avait été élue pour la première fois à la présidence, Dilma Rousseff – réélue fin octobre – avait hérité d’une croissance de 7,5 %. Le pays était alors soutenu par des prix des matières premières élevés et la consommation d’une classe moyenne émergente.

Le ralentissement de l’économie brésilienne avait débuté dès 2011, avec une croissance réduite à 2,7 %, puis à 1 % en 2012 et 2,5 % en 2013. Le Brésil a même connu une phase de récession cette année, l’activité s’étant contractée de 0,2 % au premier trimestre (par rapport aux trois mois précédents) puis de 0,6 % au deuxième trimestre.

PRODUCTION INDUSTRIELLE ET INVESTISSEMENTS EN RECUL

La faiblesse du marché international, et notamment le ralentissement de l’économie chinoise sont nocifs pour les exportations et les cours des matières premières. Le secteur industriel est en repli depuis plusieurs trimestres, alors que l’agriculture affichait une modeste croissance de 0,2 % au deuxième trimestre.

L’activité dans le secteur manufacturier et la construction a été particulièrement affectée ces derniers mois. Surtout, l’investissement a chuté de 5,3 % au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, sa plus mauvaise performance depuis le début de 2009.

Cette tendance inquiète les économistes, qui reprochent aux autorités d’avoir misé sur une politique de soutien à la demande. Au deuxième trimestre, la consommation des ménages n’a augmenté que de 0,3 %.

LIMITES D’UN MODÈLE

Tout en pointant l’impact négatif de la sécheresse, qui avait affecté une partie du pays, et la « baisse des jours travaillés », liée à l’organisation de la Coupe du monde de football, le gouvernement brésilien avait assuré, fin août, lors de la publication des résultats du deuxième trimestre, que « s’il y avait récession, elle était déjà passée » et que « le rythme s’était « accéléré ces dernières semaines. »

Fin septembre, le gouvernement avait toutefois pris soin de diviser par deux sa prévision de croissance pour 2014, à 0,9 % contre 1,8 % précédemment. Il avait déjà revu sa prévision à la baisse en juillet, à 1,8 % contre 2,5 % auparavant.

Les prévisions de croissance pour l’année montrent que l’accélération évoquée reste très limitée. Pas suffisante, en tout cas, pour renouer avec le « miracle économique » des années Lula (2003-2010), le modèle sur lequel s’est construite l’économie brésilienne ayant atteint ses limites.

Le Brésil confirme ainsi son appartenance aux « fragile five » (« les cinq fragiles »), cette catégorie de pays émergents, où figurent aussi la Turquie, l’Inde, l’Afrique du Sud et l’Indonésie, décrite, en 5 août 2013, par un économiste de Morgan Stanley.

Ces pays se caractérisent par leur vulnérabilité économique et financière : dépréciation des devises nationales, inflation élevée, déficits courants importants, exposition au risque de fuite de capitaux et croissance faible.

Bombe dans le Scandale Petrobras: « Dilma et Lula savaient tout »

Selon l’hebdomadaire brésilien Veja , Dilma Rousseff et Lula étaient parfaitement au courant du vaste système de corruption au sein du géant pétrolier Petrobras.

« Dilma et Lula savaient tout » a affirmé mardi dernier Alberto Youssef à la Police Fédérale pendant sa déposition ; Youssef était le « doleiro » (banquier au noir) qui faisait office de banque clandestine pour la compagnie pétrolière Petrobras.

Conversation entre l’officier de la Police Fédérale et Youssef (la traduction entre parenthèse) :

— O Planalto sabia de tudo!

(La Présidence savait tout)

— Mas quem no Planalto?, perguntou o delegado.

(Mais qui à la Présidence? demande l’officier de la PF)

— Lula e Dilma, respondeu o doleiro.

(Lula et Dilma, répond le doleiro)

Veja Dilma Roussef Lula scandale Petrobras

Veja Dilma Roussef Lula scandale Petrobras 2

Source: http://veja.abril.com.br/noticia/brasil/dilma-e-lula-sabiam-de-tudo-diz-alberto-youssef-a-pf

Rappelons l’excellent article de l’Express du 23 septembre 2014 sur l’affaire Petrobras quit touche le PT et ses alliés

Brésil: le scandale de l’argent noir

Le géant pétrolier national aurait « arrosé » nombre d’élus de la coalition au pouvoir.
La vaste affaire de corruption liée au groupe Petrobras secoue les milieux politiques et exaspère l’opinion.
A l’approche du scrutin présidentiel, elle compromet les chances de réélection de Dilma Rousseff. 

Brésil: le scandale de l'argent noirDilma Rousseff (ici, à São Paulo, le 9 septembre) a fait de la lutte contre la corruption l’une de ses priorités. Le scandale qui entache le groupe pétrolier écorne sa crédibilité. REUTERS/Nacho Doce

Dilma Rousseff se souviendra longtemps de ce 6 septembre 2014. Ce jour-là, un séisme politique a ébranlé la présidente brésilienne avec une telle violence qu’il pourrait compromettre ses chances d’être réélue à la tête du pays lors du prochain scrutin, le 5 octobre. La cause : la diffusion, par l’hebdomadaire conservateur Veja, d’une liste de députés issus de la coalition de centre-gauche au pouvoir qui auraient reçu d’importants pots-de-vin.

Sont également cités des sénateurs, trois gouverneurs, un ministre, les présidents des deux chambres du Parlement, ou encore le trésorier du Parti des travailleurs (PT) – celui de Dilma Rousseff… Au coeur de ce scandale, un homme : Paulo Roberto Costa, un ancien dirigeant du groupe Petrobras, qui aurait mis en place un vaste système de corruption au sein du géant pétrolier. C’est lui qui a décidé de parler.

Pour Dilma Rousseff, c’est la catastrophe. Après son élection à la tête de l’Etat, en 2010, n’avait-elle pas fait de la lutte contre la corruption l’une de ses priorités ? Ces révélations sont d’autant plus gênantes qu’elles compromettent non seulement son parti, mais aussi la compagnie Petrobras, dont elle présidait, à l’époque des faits, le conseil d’administration. Petrobras, la plus grande entreprise brésilienne, la fierté de tout un peuple, éclaboussée par une histoire dont personne, aujourd’hui encore, ne mesure l’ampleur. Que savait Dilma Rousseff?

Au Brésil, la question est sur toutes les lèvres. Pour l’instant, son nom n’a pas été cité de façon explicite. Jusqu’à quand? Depuis quelques mois, Dilma Rousseff est en effet critiquée pour le rôle qu’elle a joué dans une autre « affaire Petrobras », le rachat d’une raffinerie texane à un prix astronomique. Cette acquisition fait l’objet d’une enquête parlementaire. Et il se pourrait bien que ces deux histoires soient liées… L’étau se resserre. Et la présidente risque d’être balayée par ce qui constitue, au Brésil, le plus gros scandale politique de ces dernières années.

Les Brésiliens demandent des comptes

C’est en Belgique que tout commence. Très exactement en 2006, lorsqu’un groupe pétrolier belge, Transcor Astra, cède à Petrobras la moitié des parts d’une raffinerie qu’il détient à Pasadena (Texas, Etats-Unis). Belges et Brésiliens ont prévu de l’exploiter ensemble, mais, très vite, des divergences apparaissent, notamment sur la façon de moderniser l’installation. En 2008, l’actionnaire de Transcor Astra, une société d’investissement détenue par le milliardaire belge Albert Frère, demande le divorce.

Le contrat le lui permet, il lui suffit d’exercer une clause, appelée « option de vente » : Petrobras est, dans ce cas, tenu de racheter les parts belges. Mais les Brésiliens rechignent. Ils portent l’affaire devant un tribunal américain… et perdent. En fin de compte, l’acquisition de la raffinerie leur aura coûté la bagatelle de 1,1 milliard de dollars, alors que les Belges l’avaient achetée… 42,5 millions. « Gâchis de l’argent public ! » dénonce, au Brésil, l’opposition. Car l’Etat est le premier actionnaire de Petrobras. Les Brésiliens demandent des comptes.

Qui a signé ce contrat léonin ? Un nom sort du chapeau : Dilma Rousseff. A l’époque, celle-ci dirigeait le cabinet du président Lula, mais elle présidait aussi le conseil d’administration de Petrobras. Pour Rodrigo Maia, député de l’opposition et membre de la commission parlementaire constituée pour enquêter sur cette acquisition, « les statuts de Petrobras sont clairs : seul le conseil d’administration, et en premier lieu sa présidente, est habilité à prendre une telle décision.

Mais Dilma Rousseff, pour se dédouaner, a accusé le directeur international de l’époque, Nestor Cervero, de lui avoir transmis un résumé incorrect du projet, parce qu’il ne faisait pas allusion à cette fameuse option de vente. Comme si l’on pouvait prendre une décision aussi importante à partir d’une simple fiche ! » « Cette note n’avait pas vocation à entrer dans le détail, poursuit Edson Ribeiro, l’avocat de Nestor Cervero. Rien n’empêchait les administrateurs de demander des éclaircissements au service juridique. Ils ne l’ont pas fait, ce qui n’est guère étonnant : cela fait des années que les décisions se prennent de cette manière chez Petrobras. »

Un cadre dirigeant, qui connaît bien le fonctionnement du conseil mais veut rester anonyme, confie à L’Express : « Ses membres ne se réunissent qu’une fois par mois. Durant trois heures, ils parlent, en vrac, de prospection en Afrique, d’exploitation off shore ou encore de raffinage. C’est bien peu pour un groupe qui est en train d’investir 220 milliards de dollars dans des projets pétroliers ! En réalité, les votes sont purement formels. »

De quoi donner du grain à moudre aux détracteurs de Dilma Rousseff. On l’accuse d’incompétence. Rien d’étonnant, disent certains opposants, à ce que son bilan économique à l’échelle du pays soit désastreux, quand on voit la façon dont elle pilotait Petrobras. D’autres vont plus loin, ils cherchent d’éventuelles collusions.

L’ascension éclair de Paulo Roberto Costa

Et remarquent qu’Albert Frère détient également 1,4% du groupe français GDFSuez, dont l’une des filiales, Tractebel Energia, a financé la campagne de Dilma Rousseff en 2010.

Coïncidence ? « Nous avons effectivement versé plus de 500 000 euros au comité de campagne de Dilma Rousseff et au PT, précise-t-on au siège parisien de GDF Suez.La procédure est légale, et nous avons également donné 160 000 euros à son rival de l’époque. Cela n’a aucun lien avec les autres activités de notre actionnaire. » Chez le discret milliardaire, justement, on se refuse à tout commentaire. « Nous sommes droits dans nos bottes, précise toutefois l’un de ses proches. Lorsque nous avons acheté la raffinerie de Pasadena, les prix étaient très bas. Puis le marché a flambé. Nous avons été servis par la chance. Il n’y pas eu la moindre irrégularité, sinon le tribunal américain n’aurait jamais rendu d’arbitrage en notre faveur. »

Cette histoire aurait donc dû en rester là, d’autant qu’il y a bien d’autres sujets de mécontentement, en ces temps électoraux : une croissance ralentie (1,5% prévu en 2014 au lieu des 7,5% de 2010, selon la Banque mondiale), la baisse de pouvoir d’achat, les carences du système de santé, l’éducation… Oui, jusqu’à ce fameux 6 septembre, et l’irruption dans la campagne de Paulo Roberto Costa.

C’est en enquêtant sur une sombre affaire de blanchiment d’argent, qui n’a a priori aucun rapport avec Petrobras, que les policiers fédéraux repèrent cet homme discret. Mèche poivre et sel, la cinquantaine distinguée, cet ingénieur de formation a mené l’essentiel de sa carrière chez Petrobras. Il ne s’y est pas taillé une bonne réputation, comme le relate Ronaldo Tedesco, un des directeurs de l’association des ingénieurs de Petrobras : « J’ai travaillé plusieurs années sous ses ordres sur la plateforme offshore de Bacia de Campos, au nord de Rio de Janeiro. Je me souviens d’un homme très autoritaire, et sans pitié avec les ouvriers. Un jour, nous nous étions mis en grève durant une heure, car nous réclamions de meilleures conditions de sécurité et des augmentations de salaires. Costa nous a virés sur-le-champ. Nous les surnommions, lui et sa clique d’amis, « la République du Parana », en référence à l’Etat du Sud du Brésil dont ils étaient originaires. Ils géraient tout entre eux, et ils ont progressé ensemble dans la hiérarchie… »

Costa plus vite que les autres. Soutenu par le Parti progressiste, allié du Parti des travailleurs, il est promu directeur du raffinage et de l’approvisionnement en 2004, poste qu’il occupe jusqu’à son départ, en 2012.

Dans l’arrière-salle d’un bar du centre de Rio de Janeiro, où il avait ses habitudes lorsqu’il travaillait chez Petrobras, Ildo Sauer, ancien directeur gaz et énergie du groupe, revient sur l’ascension éclair de Paulo Roberto Costa. « Il a été sous ma responsabilité pendant plusieurs mois, puis il a subitement été nommé directeur, c’est étonnant, non? » ironise-t-il. Puis, après un silence : « J’ai participé avec Lula à la création du Parti des travailleurs, dans les années 1980. Lorsque j’ai été débarqué de Petrobras, en 2007, je suis allé voir mes amis du PT et je leur ai demandé pourquoi ils m’avaient lâché. Ils m’ont répondu que ?[je] n’aidai[s] pas assez?. J’en conclus que Costa, lui, a fait ce qu’il fallait… »

Un coût de construction multiplié par sept en neuf ans

Jusqu’à son départ, Costa s’est notamment occupé de la construction d’une raffinerie dans le Nord-Est du Brésil, Abreu e Lima. Ouvert en grande pompe par le président de l’époque, Lula da Silva, en 2005, le chantier de ce site, qui sera mis en service au début de 2015, est aujourd’hui dans la ligne de mire de la justice. La police fédérale, tout comme le Tribunal des comptes, se demandent comment le coût de construction a pu être multiplié par plus de sept depuis la pose de la première pierre, passant de 2,5à… 18,5 milliards de dollars. Et peut-être même à 20 à la fin de l’année !

Les contrôleurs fiscaux s’interrogent notamment sur quatre gros contrats, qui ont, finalement, coûté 300millions de dollars de plus. Mauvaise planification ? Pas seulement. Certaines dépenses sont aberrantes. Pour construire la raffinerie, il a fallu par exemple commander deux fois plus de structures métalliques que prévu! « Abreu e Lima est, de loin, la raffinerie la plus chère de l’Histoire! s’étonne un ancien président de Petrobras, qui a dirigé le groupe dans les années 1990. Cela suscite tout de même quelques interrogations… » Comme celle de savoir s’il y a eu des surfacturations dans les contrats de sous-traitants. C’est la conviction des enquêteurs, qui ont pu geler, grâce à leurs collègues helvétiques, une douzaine de comptes détenus en Suisse par Paulo Roberto Costa et ses deux filles. En tout, 23 millions de dollars.

Commencent donc à se dessiner, au fil des découvertes, les contours d’un gigantesque système de corruption, dont Paulo Roberto Costa aurait été la cheville ouvrière. Et le grand déballage ne fait que commencer. Dans l’espoir d’une remise de peine, celui-ci se serait en effet « mis à table ». Il aurait décrit aux enquêteurs les rouages de la mécanique : les fournisseurs et sous-traitants qui souhaitaient travailler pour le groupe pétrolier devaient reverser 3% du montant des contrats à une « caisse parallèle ». L’argent était ensuite distribué aux alliés politiques. L’objectif : assurer, par ces cadeaux, la cohésion de la coalition gouvernementale.

Lula da Silva mis en cause

« Ce scandale n’est guère surprenant quand on connaît la façon dont fonctionne le système politique brésilien, décrypte François-Michel Le Tourneau, directeur de recherche au CNRS. Le PT ne possède qu’un tiers des sièges au Parlement. S’il veut gouverner, il doit s’associer avec d’autres partis, et leur offrir en échange des postes dans des administrations et des entreprises publiques. Il est alors facile de détourner l’argent public, en faussant par exemple des appels d’offres. Durant son premier mandat, Lula da Silva avait, de cette manière, acheté l’adhésion des autres partis. Pour mettre fin à ces pratiques, Dilma Rousseff avait bien lancé l’idée d’une réforme constitutionnelle, mais le Congrès s’y est évidemment opposé… »

Dommage pour elle que la présidente n’y soit pas parvenue. Car ce scandale la fragilise tous les jours un peu plus. Pourra-t-elle encore longtemps affirmer qu’elle n’était au courant de rien? Comment la présidente du conseil d’administration de Petrobras aurait-elle pu ignorer ce détournement ? Sa position risque de devenir intenable, d’autant que Paulo Roberto Costa aurait, ces derniers jours, mis Lula da Silva en cause. Selon lui, l’ex-chef de l’Etat (2002-2010) serait au courant. Pour couronner le tout, Costa aurait également avoué aux policiers que l’acquisition de la fameuse raffinerie de Pasadena aurait été, elle aussi, frauduleuse. La boucle est bouclée.

Pour Dilma Rousseff, la déflagration est d’autant plus violente qu’elle avait intimement lié son image à celle du groupe pétrolier. Des photos d’elle en tenue de chantier et casque aux couleurs de Petrobras ont fait le tour du pays. « Comme Lula, Dilma avait fondé son discours économique sur la réussite de Petrobras, analyse Marco Antonio Carvalho Teixeira, professeur de sciences politiques à la fondation Getulio Vargas de São Paulo. Ce scandale, qui écorne l’image du groupe pétrolier, lui fait aussi perdre sa crédibilité. » De fait, l’action de Petrobras dévisse au même rythme que la popularité de la présidente dans les sondages. Celle-ci est même donnée battue au second tour…

Le scandale de trop

Car les Brésiliens sont las. Le « Petrogate » n’est pas un scandale de plus, mais le scandale de trop. L’un de ses principaux adversaires, le candidat social-démocrate Aécio Neves, l’a bien compris. « L’actuelle présidente a contrôlé cette entreprise d’une main de fer durant douze ans, il est inadmissible qu’elle allègue ne rien savoir », répète-t-il à qui veut l’entendre. Ou encore: « Le gouvernement a soutenu le plus grand vol jamais opéré dans les coffres de la plus grande entreprise brésilienne. »

Malgré ses efforts, Neves ne décolle pas dans les sondages. Il aurait même perdu 2 points. Ses ennemis ne manquent pas, il est vrai, de rappeler les affaires de corruption qui avaient entaché le mandat de Fernando Henrique Cardoso, prédécesseur de Lula da Silva et, surtout, cofondateur du parti d’Aécio Neves. Et l’autre grande candi date, Marina Silva, qu’en dit-elle? Propulsée sur le devant de la scène après la mort accidentelle de son allié, Eduardo Campos, le 13 août dernier, et réputée incorruptible, la nouvelle chouchoute des Brésiliens aurait tout intérêt à profiter de l’opportunité pour se détacher. Ce n’est pas le cas.

« Elle critique l’utilisation politique qui a été faite de Petrobras, mais reste toutefois très prudente », commente Ricardo Ismael, enseignant de sciences politiques à l’université PUC-Rio. La raison ? Le nom d’Eduardo Campos figure dans la liste des personnalités politiques corrompues diffusée par le magazine Veja.Au Brésil, la politique n’est jamais simple.

Source : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-sud/bresil-le-scandale-de-l-argent-noir_1576845.html