Archives pour la catégorie presse

Lectures conseillées (10 au 16/09/2014)

http://www.reuters.com : TABLE-Economists cut Brazil 2014 GDP growth forecast to 0.33 pct

http://business.asiaone.com : Brazil ‘falling off world oil map’ over failed policies

http://www.nytimes.com : Challenger Upends Brazilian Race for Presidency

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Les 6 questions auxquelles Dilma Rousseff a refusé de répondre

Globo réalise une série d’entretiens avec les candidats à l’élection présidentielle.

La candidate Marina Silva (PSB) a été interrogée lundi. Aécio Neves (PSDB) devrait l’être mercredi. Mais Dilma Rousseff (PT), candidate à sa sucession, a refusé de répondre aux questions de Globo.

Voici les 6 questions refusées par Madame Rousseff :

1. Os últimos índices oficiais de crescimento indicam que o país entrou em recessão técnica. A senhora ainda insiste em culpar a crise internacional, mesmo diante do fato de que muitos países comparáveis ao nosso estão crescendo mais?

Les derniers indices officiels montrent que le pays est entré en récession technique. Continuez-vous à affirmer que le coupable est la crise internationale, même si d’autres pays comparables au notre sont en croissance ?

2. A senhora continuará a represar os preços da gasolina e do diesel artificialmente para segurar a inflação, com prejuízo para a Petrobras?

Continuerez-vous à plafonner le prix de l’essence et du diesel pour limiter l’inflation, avec un préjudice pour Petrobras ?

3. A forma como é feita a contabilidade dos gastos públicos no Brasil, no seu governo, tem sido criticada por economistas, dentro e fora do país, e apontada como fator de quebra de confiança. Como a senhora responde a isso?

La manière dont sont présentés les comptes publics du Brésil par votre gouvernement est critiquée par des économistes, au Brésil et à l’étranger, et présenté comme l’un des facteurs du manque de confiance. Que répondez-vous à celà ?

4. A senhora prometeu investir R$ 34 bilhões em saneamento básico e abastecimento de água até o fim do mandato. No fim do ano passado, tinha investido menos da metade, segundo o Ministério das Cidades. O que deu errado?

Vous aviez promis d’investir 34 milliards de Reais en assainissement et adduction d’eau d’ici la fin du mandat. A la fin de l’année dernière, vous aviez investi moins de la moitié, selon le Ministère des Villes. Pourquoi ?

5. Em 2002, o então candidato Lula prometeu erradicar o analfabetismo, mas não conseguiu. Em 2010, foi a vez da senhora, em campanha, fazer a mesma promessa. Mas foi durante o seu mandato que o índice aumentou pela primeira vez, depois de quinze anos. Por quê?

En 2002, le candidat Lula avait promis d’erradiquer l’analphabétisme, mais il n’a pas réussi. En 2012, vous aviez alors fait la même promesse durant votre campagne. Néanmoins, ce fût durant votre mandat que l’indice augmenta pour la première fois en quinze ans. Pourquoi ?

6. A senhora considera correto dar dentes postiços para uma cidadã pobre, um pouco antes de ser feita com ela uma gravação do seu programa eleitoral de televisão?

Trouvez-vous normal de donner de fausses dents à une pauvre citoyenne, un peu avant l’enregistrement d’une émission de télévision destinée à votre programme électoral ?

 

Vous remarquerez que le dernière question porte sur un sujet d’actualité qui est aussi français : les « sans-dents » #sansdents !!!!

Marina Silva, nouvelle Présidente du Brésil ?

Le nouveau sondage IBOPE confirme les bons sondages de la semaine dernière pour la candidate Marina Silva. Elle va même au-delà puisqu’au second tour, elle devance nettement la Présidente Dilma Rousseff avec 9 points d’avance :

Pesquisa Ibope 26/8

Brésil : les défis économiques du prochain gouvernement

Après la défaite brésilienne, retour à la difficile réalité économique pour le pays. Et les enjeux sont de taille, à quelques mois des élections présidentielles… Par Christopher Dembik, Analyste chez Saxo Banque.

C’est un réveil douloureux pour le Brésil, et pas seulement pour les supporters de la Seleção. Dilma Rousseff espérait bien capitaliser sur une victoire de l’équipe nationale en finale de la Coupe du monde. Ce ne sera pas le cas. La difficile réalité économique et sociale va s’imposer de nouveau dans l’agenda politique et médiatique à la faveur du début de la campagne présidentielle d’octobre. Et les défis économiques sont nombreux pour le futur président.

La spécificité de l’économie brésilienne c’est qu’elle a à la fois les maux communs aux pays émergents mais aussi, de plus en plus, les problèmes d’un pays riche. Le principal succès de l’ère Lula fut de réduire substantiellement l’extrême pauvreté et les écarts de richesse mais un modèle de croissance pérenne est encore à trouver pour le pays. L’épineux problème de l’inflation témoigne du chemin qu’il reste encore à parcourir au pays pour avoir une maîtrise complète de son économie. Le pilotage fin de la banque centrale ne peut en aucun cas dissimuler l’échec du Brésil à contenir la hausse des prix et, ainsi, à maintenir la paix sociale.

 

Sous-investissement chronique

Pour renforcer sa position dans l’économie mondialisée, le Brésil devra s’attaquer à ses nombreux problèmes internes. C’est un territoire qui n’a jamais été complètement conquis depuis les premières zones de peuplement liées à l’arrivée des européens. Le sous-investissement chronique dans les infrastructures, en particulier de transport, a favorisé l’accroissement des disparités de richesse régionales et fait peser un coût économique significatif sur les activités se situant dans les territoires les plus enclavés de l’ouest et du nord du pays. C’est le fameux « costo brasil ». Comparé aux autres pays en voie de développement, c’est seulement environ 1.5% du PIB qui est investi dans les infrastructures, contre 5.1% pour ses concurrents directs et une moyenne mondiale autour de 3.8%. L’absence de plan concerté de développement des infrastructures et surtout la non-participation du secteur privé dans ces projets d’investissement coûteux expliquent que le Brésil ne soit pas un territoire unifié économiquement. Les opportunités en la matière offertes par la Coupe du monde n’ont, d’ailleurs, pas été saisies.

Du fait de la corruption généralisée et des méandres de la réglementation, beaucoup d’investisseurs étrangers n’osent pas s’aventurer sur des projets dont la rentabilité ne sera perceptible que sur le long terme.

 

Un pays qui innove peu

Le climat des affaires au Brésil est pénalisé, sur certains créneaux, par la manière de faire brésilienne, le jeitinho brasileiro, qui est très souvent difficile à appréhender pour les Occidentaux et les investisseurs chinois. Tant que la fragmentation du système économique brésilien perdurera, le pays ne sera pas en mesure, réellement, de s’extraire de son statut de pays émergent à fort potentiel.

Quiconque est déjà allé au Brésil a conscience que c’est un pays très créatif, où la population a constamment de nouvelles idées, mais qui, au final, innove peu. C’est pourtant la clé de voûte d’un développement économique harmonieux. L’Etat, qui est le principal contributeur en termes de recherche et développement, à hauteur de 1% du PIB, n’a pas su enclencher un cercle vertueux consistant à ce que le secteur privé prenne le relais à ce niveau. Les entreprises contribuent à peine à 15% des 1% investis dans le domaine. Trop peu. D’où l’absence d’innovations de rupture.

 

Un système qui va disparaître

De faire face, dans les décennies à venir, à un boom démographique qu’il faudra gérer. Et pourtant, c’est tout le contraire qui va se passer. Le Brésil a un problème de pays riche : sa population vieillit. 2014 devrait être la première année de décroissance démographique. Ce qui implique des changements fondamentaux pour l’économie et, notamment une refonte du très généreux système des retraites qui ne sera plus viable.

A cause d’une durée de cotisations faible par rapport à la moyenne mondiale et d’un montant alloué très élevé (les brésiliens conservent 86% de leurs revenus après la retraite contre 42% pour un américain), le Brésil consacre une part de son PIB aussi importante que le sud de l’Europe au paiement des retraites alors que sa proportion de personnes âgées est trois fois moins importante qu’en Espagne ou en Italie. Un
système qui va inévitablement disparaitre. L’indéniable solidarité familiale ne sera pas suffisante, en tout cas, pour répondre à l’enjeu du vieillissement.

 

Penser le Brésil de la prochaine décennie

Pour surmonter ces défis, les solutions existent et certaines commencent, d’ailleurs, déjà à être mises en oeuvre, soit sous l’impulsion de l’Etat soit plus souvent grâce des initiatives individuelles. C’est par exemple le cas avec le développement, en partenariat avec de grandes universités américaines, de centres d’excellence universitaires et de R&D. D’autres recommandations seront plus difficiles à mettre en oeuvre, en est-il ainsi de la nécessaire réforme du système des retraites. Ce seront, en tout cas, quelques-uns des principaux chantiers qui devront être abordés par le prochain président. Qu’il s’agisse de Dilma Rousseff ou de son challenger le sénateur Aecio Neves.

 

Défis économie brésilienne

Du point de vue macroéconomique, on ne peut pas sous-estimer les défis du Brésil. Les fondamentaux parlent d’eux-mêmes. Il faudra certainement plusieurs décennies avant qu’il ne rattrape son retard sur l’Occident. En revanche, il serait risqué de ne pas croire en sa capacité à se renouveler. Les Brésiliens ont su faire preuve, tout au long de leur histoire, d’une résilience impressionnante qui permet d’être optimiste.

Le salut du Brésil ne viendra probablement ni de l’Etat ni de sa classe politique mais plutôt de sa population, de ses fermiers qui ont su entrer par la grande porte sur le marché mondial ou encore de ses nombreux entrepreneurs qui préparent l’économie de demain. Ce sera l’agrégation des initiatives individuelles, la microéconomie, qui permettra au pays de renouer avec les rêves de grandeur.

Source : http://www.latribune.fr/opinions

Rififi dans l’air au Brésil (J+32)

J+32

Rififi dans l’air au Brésil, c’est le titre d’un article de Metro Canada que nous reproduisons ci-dessous avec quelques infographies et photos en prime.

Facture salée pour organiser le Mondial, déroute historique face à l’Allemagne: dans un pays où le futobal n’est jamais loin de la politique, la présidente brésilienne Dilma Rousseff est sur le qui-vive.

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Après avoir dépensé onze milliards pour recevoir la «planète foot», encaissé l’humiliante défaite du 8 juillet au stade Mineirão de Belo Horizonte et même perdu le prix de consolation à la «petite finale» samedi contre les Pays-Bas, le géant sud-américain doit à présent faire face au même tir de barrage: services publics désastreux, corruption endémique, croissance moribonde et surtout inégalités scandaleuses dans un pays si riche.

Les manifestations contre tous ces maux n’ont jamais vraiment cessé pendant le Mondial, auquel s’opposaient 61 % des Brésiliens. La grogne populaire va reprendre de plus belle.

«La réélection de Dilma Rousseff est sérieusement hypothéquée!» lance sans ambages Edgar Bellow, politologue brésilien et professeur associé à la NEOMA Business School de Reims, en France.

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Il est peut-être trop tôt pour mesurer l’impact du «massacre» de mardi sur la campagne présidentielle qui commence ce lundi pour le scrutin du 5 octobre. Mais…

«Tout ça pour ça?» peut-on lire sur les réseaux sociaux brésiliens. «Ils démontrent que lorsque le pays sortira lentement du cauchemar qu’il vit actuellement, le peuple brésilien demandera des comptes», précise Edgar Bellow dans un échange de courriels.

Dans un pays fou du ballon rond, les années d’élections présidentielles correspondent avec la tenue du Mondial.

Fernando Henrique Cardoso a déjà soutenu que la victoire du Brésil au Mondial de 1994 avait contribué à son élection à la présidence la même année. Il nomma même Pelé, qui permit au Brésil de décrocher sa première Coupe du monde en 1958, ministre des Sports.

Le principal rival de Rousseff, Aécio Neves, espère, lui, que la défaite à Belo Horizonte, sa ville natale, contribuera à le faire entrer au Palácio da Alvorada (palais de l’aurore), la résidence présidentielle à Brasilia.

En attendant, Edgar Bellow prévoit «du rififi dans l’air dans les jours et semaines à venir».

Pour lui, «l’économie brésilienne est aussi en grand danger, car elle ne pourra se remettre de cette défaite humiliante. Du petit vendeur ambulant à la grande distribution, la déprime va s’installer lentement (…)»

Dans un pays où le football a des racines plus anciennes que la démocratie, Dilma Rousseff s’est bien sûr déclarée «très, très triste de la défaite» de mardi.

Dès le coup de sifflet final du Mondial dimanche, la présidente sortante, huée lors de la cérémonie d’ouverture à São Paulo, a lancé sa campagne. Elle promet «plus de changement pour plus d’avenir». Les Brésiliens pourraient bien opter pour la première partie du slogan.

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Dilma Rousseff : Caricatures, blagues, rires, humour, cartoons, jokes, laugh, caricaturas, humor, bromas, piadas, risadas, risas … (J+30)

J+30/J+31

En ce dernier jour du Mondial au Brésil, nous avons choisi de sélectionner, pour vous, les meilleures caricatures, blagues, rires, humour, cartoons, jokes, laugh,  caricaturas, humor, bromas, piadas, risadas, risas sur la présidente brésilienne Dilma Rousseff après l’humiliante défaite du Brésil 7 à 1 face à l’Allemagne en demi-finale et la sévère défaite du Brésil face aux Pays-Bas 3 à 0 pour la « petite finale ».

Dilma Rousseff déclarait le 1er Juillet 2013 : « Meu Governo e padrão Felipão », c’est à dire « Mon Gouvernement est au standard Felipão » (Felipão, Luiz Felipe Scolari est l’entraîneur de l’équipe du Brésil).

Le PT et le Gouvernement avaient choisi de jouer la carte du Mondial pour assurer la réélection de Dilma à la Présidence de la République en octobre 2014. Aujourd’hui, avec 2 défaites footballistiques historiques coup sur coup, une économie vacillante et une grogne sociale toujours présente, les chances de réélection ont diminué et le principal candidat de l’opposition, Aécio Neves, pourrait devenir le prochain Président brésilien.

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SCOOP : La Police de Rio va arrêter le cerveau du trafic de billets (J+24)

J+24

SCOOP : La Police de Rio va arrêter sous peu le cerveau du trafic de billets

Selon la Presse brésilienne (Veja, Estado de Sao Paulo), la police de Rio aurait démasqué et serait prête à arrêter le cerveau du trafic millionnaire de billets.

L’arrestation devrait arriver sous peu. Le chef de la bande, selon la police, n’a pas encore quitté le Brésil, même après l’opération qui a démantelé le système de vente et permis l’arrestation de  11 membres du groupe, dont Lamine Fofana, le franco-algérien.

Le suspect déjà identifié par la police serait le propriétaire du portable de la FIFA qui a été identifié dans des conversations téléphoniques avec Fofana, portant sur au moins 900 enregistrements dans l’opération autorisée par le juge et appelée « Jules Rimet ». Les enquêteurs ne veulent toujours pas dire si l’homme est un officiel de la FIFA ou de Match, la seule société autorisée par la FIFA pour la vente des billets du Mondial. La société Match est liée à Phillip Blatter, le neveu du Président de la FIFA Sepp Blatter.

Selon la police, il ne manque que quelques « formalités » pour émettre le mandat d’arrêt contre le suspect, qui se trouve encore au Copacabana Palace, où sont hébergés tous les dirigeants de la FIFA.

DERNIÈRE MINUTE : L’anglais Raymond Whelan (Ray Whelan), 64 ans, Directeur de l’entreprise Match, a été arrêté. Il est soupçonné, par la police brésilienne, d’être le chef de l’organisation qui avait mis en place le trafic millionnaire de billets du Mondial.

Ray Whelan Match FIFA

Sources :

http://veja.abril.com.br/noticia/esporte/preso-diretor-da-agencia-match-ligada-a-fifa

http://esportes.estadao.com.br/noticias/futebol,policia-identifica-membro-da-fifa-ou-match-que-seria-lider-da-quadrilha,1524901

http://veja.abril.com.br/noticia/esporte/policia-do-rio-pode-prender-lider-da-mafia-dos-ingressos-a-qualquer-momento