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Exclusif : Le PSDB veut un audit du système de vote utilisé pour les élections

Selon l’hebdomadaire Veja (le plus lu du Brésil), le PSDB (parti de Aécio Neves) a demandé un audit du système de vote électronique utilisé pour les élections présidentielles au Brésil. Le PSDB a introduit un recours dans ce sens auprès du TSE (Tribunal Supérieur Electoral). A la base de la demande, une série de questions et des divergences constatées par des électeurs.

L’intégralité de l’article de Veja ci-dessous : 

PSDB quer auditoria no resultado da eleição presidencial

Partido quer que TSE crie comissão para avaliar sistema utilizado no pleito

Quatro dias depois das eleições, o PSDB ingressou no Tribunal Superior Eleitoral (TSE) nesta quinta-feira com um pedido de auditoria sobre o resultado das eleições presidenciais. O partido, derrotado pela  presidenteDilma Rousseff por uma diferença de três pontos, quer que a corte crie uma comissão especial formada por representantes indicados pelos partidos políticos para avaliar a fiscalização dos sistemas utilizados no pleito.

Na ação, o coordenador Jurídico Nacional do PSDB, o deputado federal Carlos Sampaio, ressaltou que, passadas as eleições, surgiram uma série de denúncias e desconfianças por parte da população. “Nas redes sociais, os cidadãos brasileiros vêm expressando, de forma clara e objetiva, a descrença quanto à confiabilidade da apuração dos votos e a infalibilidade da urna eletrônica, baseando-se em denúncias das mais variadas ordens, que se multiplicaram após o encerramento do processo de votação, colocando em dúvida desde o processo de votação até a totalização do resultado”, diz.

Tendo em vista “dissipar quaisquer dúvidas”, Sampaio pede uma auditoria nos sistemas de votação com base em diversos documentos, como as cópias de boletins de urnas de todas as sessões eleitorais do país e dos logs originais e completos das urnas, além de todas as ordens de serviços e registros técnicos sobre atualização e manutenção do sistema e acesso aos programas e todos os arquivos presentes nas urnas eletrônicas. O TSE ainda não se manifestou sobre o pedido.  

Source: http://veja.abril.com.br/noticia/brasil/psdb-quer-auditoria-no-resultado-das-eleicoes-presidenciais

Dilma Rousseff 8

Bresil sondage Dilma Roussef Aecio Neves election

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Dilma Rousseff réélue Présidente de la République du Brésil – 30 millions d’abstentionnistes !

Et Dilma Rousseff est repartie pour un nouveau mandat présidentiel de 4 ans à la Présidence de la République du Brésil à compter du 1er janvier 2015. Elle a battu son adversaire Aécio Neves d’une courte avance (51,64% contre 48,36% des votes exprimés).

Il faut cependant noter le poids très important des abstentionnistes (21% des votants, soit plus de 30 millions de Brésiliens), signe que beaucoup de Brésiliens ne se reconnaissaient ni en Dilma, ni en Aécio.

Dans le futur proche, Dilma Rousseff devra aussi s’inquiéter de l’enquête de corruption liée au scandale Petrobras (voir nos articles précédents sur le sujet).

Dilma Rousseff réélue présidente de la république brésil

Biographie de Dilma Rousseff

Dilma Vana Rousseff est née le 14 décembre 1947 à Belo Horizonte (Brésil). Elle est la fille de Dilma Jane Silva et de l’avocat et homme d’affaires bulgare Pedro Rousseff.

Pendant la dictature militaire, Dilma Rousseff a intégré le commando de libération nationale, mouvement de résistance. Arrêtée en 1970, elle est torturée puis condamnée par un tribunal militaire et détenue durant trois ans, jusqu’en 1973.

En 1977, elle a obtenu un diplôme de l’École de sciences économiques de l’université fédérale du Rio Grande do Sul.

Elle participe à la restructuration du Parti démocratique travailliste (PDT). Durant le gouvernement d’Alceu Collares en Rio Grande do Sul, entre 1991 et 1995, elle est nommée secrétaire d’État à l’Énergie.

Elle rejoint le parti des travailleurs (PT) en 2000.

En janvier 2003, le président Luiz Inácio Lula da Silva nomme Dilma Rousseff Ministre de l’Énergie, poste qu’elle occupe pendant deux ans jusqu’en juin 2005, où elle est alors nommée chef de cabinet (équivalent du Premier Ministre), après la démission de son prédécesseur à ce poste, José Dirceu, accusé de corruption. Des scandales de même nature ayant touché plusieurs dirigeants du PT, elle devient alors la dauphine de Lula.

Dilma devient la première femme Présidente de la République du Brésil le 1er janvier 2011 après son élection par 56% des voix.

Dilma Rousseff 1

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Bresil sondage Dilma Roussef Aecio Neves election

Veja Dilma Roussef Lula scandale Petrobras

Exclusif : Dilma Rousseff, vainqueur avec 51,5%, est réélue

Dilma Rousseff, vainqueur avec 51,5% des votes (99% des votes apurés), est réélue et sera donc le prochain Président de la République du Brésil le 1er janvier prochain

Dilma Rousseff 8

Bresil sondage Dilma Roussef Aecio Neves election

Sondage Datafolha du 25/10 : Dilma Rousseff d’une courte tête (52%) devant Aécio Neves (48%)

Le dernier sondage avant l’élection à la Présidence de la République du Brésil montre que Aécio Neves, le candidat du PSDB, a gagné un point, et que Dilma Rousseff, la candidate du PT et présidente actuelle, a perdu un point. Néanmoins Dilma Rousseff conserve l’avantage d’une courte tête (52%) devant Aécio Neves (48%). Compte tenu de la marge d’erreur, le résultat est imprévisible.

Le second tour des élections présidentielles est prévu aujourd’hui dimanche 26 octobre.

Voir infographie ci-dessous :

Sondage datafolha 25 octobre election president bresil 2014

Sondage réalisé les 24 et 25 octobre auprès de 19318 électeurs dans 400 municipalités.

Source : http://veja.abril.com.br/noticia/brasil/datafolha-aecio-sobe-e-empata-tecnicamente-com-dilma

Bresil sondage Dilma Roussef Aecio Neves election

Il semble que l’accusation de complicité de corruption lancée les derniers jours de la campagne contre la présidente actuelle Dilma Rousseff et l’ancien président Lula dans le scandale Petrobras joue en faveur du candidat Aécio Neves.

Voir article  https://blogbresil2014.wordpress.com/2014/10/24/bombe-dans-le-scandale-petrobras-dilma-et-lula-savaient-tout/

Veja Dilma Roussef Lula scandale Petrobras

Veja Dilma Roussef Lula scandale Petrobras 2

Bombe dans le Scandale Petrobras: « Dilma et Lula savaient tout »

Selon l’hebdomadaire brésilien Veja , Dilma Rousseff et Lula étaient parfaitement au courant du vaste système de corruption au sein du géant pétrolier Petrobras.

« Dilma et Lula savaient tout » a affirmé mardi dernier Alberto Youssef à la Police Fédérale pendant sa déposition ; Youssef était le « doleiro » (banquier au noir) qui faisait office de banque clandestine pour la compagnie pétrolière Petrobras.

Conversation entre l’officier de la Police Fédérale et Youssef (la traduction entre parenthèse) :

— O Planalto sabia de tudo!

(La Présidence savait tout)

— Mas quem no Planalto?, perguntou o delegado.

(Mais qui à la Présidence? demande l’officier de la PF)

— Lula e Dilma, respondeu o doleiro.

(Lula et Dilma, répond le doleiro)

Veja Dilma Roussef Lula scandale Petrobras

Veja Dilma Roussef Lula scandale Petrobras 2

Source: http://veja.abril.com.br/noticia/brasil/dilma-e-lula-sabiam-de-tudo-diz-alberto-youssef-a-pf

Rappelons l’excellent article de l’Express du 23 septembre 2014 sur l’affaire Petrobras quit touche le PT et ses alliés

Brésil: le scandale de l’argent noir

Le géant pétrolier national aurait « arrosé » nombre d’élus de la coalition au pouvoir.
La vaste affaire de corruption liée au groupe Petrobras secoue les milieux politiques et exaspère l’opinion.
A l’approche du scrutin présidentiel, elle compromet les chances de réélection de Dilma Rousseff. 

Brésil: le scandale de l'argent noirDilma Rousseff (ici, à São Paulo, le 9 septembre) a fait de la lutte contre la corruption l’une de ses priorités. Le scandale qui entache le groupe pétrolier écorne sa crédibilité. REUTERS/Nacho Doce

Dilma Rousseff se souviendra longtemps de ce 6 septembre 2014. Ce jour-là, un séisme politique a ébranlé la présidente brésilienne avec une telle violence qu’il pourrait compromettre ses chances d’être réélue à la tête du pays lors du prochain scrutin, le 5 octobre. La cause : la diffusion, par l’hebdomadaire conservateur Veja, d’une liste de députés issus de la coalition de centre-gauche au pouvoir qui auraient reçu d’importants pots-de-vin.

Sont également cités des sénateurs, trois gouverneurs, un ministre, les présidents des deux chambres du Parlement, ou encore le trésorier du Parti des travailleurs (PT) – celui de Dilma Rousseff… Au coeur de ce scandale, un homme : Paulo Roberto Costa, un ancien dirigeant du groupe Petrobras, qui aurait mis en place un vaste système de corruption au sein du géant pétrolier. C’est lui qui a décidé de parler.

Pour Dilma Rousseff, c’est la catastrophe. Après son élection à la tête de l’Etat, en 2010, n’avait-elle pas fait de la lutte contre la corruption l’une de ses priorités ? Ces révélations sont d’autant plus gênantes qu’elles compromettent non seulement son parti, mais aussi la compagnie Petrobras, dont elle présidait, à l’époque des faits, le conseil d’administration. Petrobras, la plus grande entreprise brésilienne, la fierté de tout un peuple, éclaboussée par une histoire dont personne, aujourd’hui encore, ne mesure l’ampleur. Que savait Dilma Rousseff?

Au Brésil, la question est sur toutes les lèvres. Pour l’instant, son nom n’a pas été cité de façon explicite. Jusqu’à quand? Depuis quelques mois, Dilma Rousseff est en effet critiquée pour le rôle qu’elle a joué dans une autre « affaire Petrobras », le rachat d’une raffinerie texane à un prix astronomique. Cette acquisition fait l’objet d’une enquête parlementaire. Et il se pourrait bien que ces deux histoires soient liées… L’étau se resserre. Et la présidente risque d’être balayée par ce qui constitue, au Brésil, le plus gros scandale politique de ces dernières années.

Les Brésiliens demandent des comptes

C’est en Belgique que tout commence. Très exactement en 2006, lorsqu’un groupe pétrolier belge, Transcor Astra, cède à Petrobras la moitié des parts d’une raffinerie qu’il détient à Pasadena (Texas, Etats-Unis). Belges et Brésiliens ont prévu de l’exploiter ensemble, mais, très vite, des divergences apparaissent, notamment sur la façon de moderniser l’installation. En 2008, l’actionnaire de Transcor Astra, une société d’investissement détenue par le milliardaire belge Albert Frère, demande le divorce.

Le contrat le lui permet, il lui suffit d’exercer une clause, appelée « option de vente » : Petrobras est, dans ce cas, tenu de racheter les parts belges. Mais les Brésiliens rechignent. Ils portent l’affaire devant un tribunal américain… et perdent. En fin de compte, l’acquisition de la raffinerie leur aura coûté la bagatelle de 1,1 milliard de dollars, alors que les Belges l’avaient achetée… 42,5 millions. « Gâchis de l’argent public ! » dénonce, au Brésil, l’opposition. Car l’Etat est le premier actionnaire de Petrobras. Les Brésiliens demandent des comptes.

Qui a signé ce contrat léonin ? Un nom sort du chapeau : Dilma Rousseff. A l’époque, celle-ci dirigeait le cabinet du président Lula, mais elle présidait aussi le conseil d’administration de Petrobras. Pour Rodrigo Maia, député de l’opposition et membre de la commission parlementaire constituée pour enquêter sur cette acquisition, « les statuts de Petrobras sont clairs : seul le conseil d’administration, et en premier lieu sa présidente, est habilité à prendre une telle décision.

Mais Dilma Rousseff, pour se dédouaner, a accusé le directeur international de l’époque, Nestor Cervero, de lui avoir transmis un résumé incorrect du projet, parce qu’il ne faisait pas allusion à cette fameuse option de vente. Comme si l’on pouvait prendre une décision aussi importante à partir d’une simple fiche ! » « Cette note n’avait pas vocation à entrer dans le détail, poursuit Edson Ribeiro, l’avocat de Nestor Cervero. Rien n’empêchait les administrateurs de demander des éclaircissements au service juridique. Ils ne l’ont pas fait, ce qui n’est guère étonnant : cela fait des années que les décisions se prennent de cette manière chez Petrobras. »

Un cadre dirigeant, qui connaît bien le fonctionnement du conseil mais veut rester anonyme, confie à L’Express : « Ses membres ne se réunissent qu’une fois par mois. Durant trois heures, ils parlent, en vrac, de prospection en Afrique, d’exploitation off shore ou encore de raffinage. C’est bien peu pour un groupe qui est en train d’investir 220 milliards de dollars dans des projets pétroliers ! En réalité, les votes sont purement formels. »

De quoi donner du grain à moudre aux détracteurs de Dilma Rousseff. On l’accuse d’incompétence. Rien d’étonnant, disent certains opposants, à ce que son bilan économique à l’échelle du pays soit désastreux, quand on voit la façon dont elle pilotait Petrobras. D’autres vont plus loin, ils cherchent d’éventuelles collusions.

L’ascension éclair de Paulo Roberto Costa

Et remarquent qu’Albert Frère détient également 1,4% du groupe français GDFSuez, dont l’une des filiales, Tractebel Energia, a financé la campagne de Dilma Rousseff en 2010.

Coïncidence ? « Nous avons effectivement versé plus de 500 000 euros au comité de campagne de Dilma Rousseff et au PT, précise-t-on au siège parisien de GDF Suez.La procédure est légale, et nous avons également donné 160 000 euros à son rival de l’époque. Cela n’a aucun lien avec les autres activités de notre actionnaire. » Chez le discret milliardaire, justement, on se refuse à tout commentaire. « Nous sommes droits dans nos bottes, précise toutefois l’un de ses proches. Lorsque nous avons acheté la raffinerie de Pasadena, les prix étaient très bas. Puis le marché a flambé. Nous avons été servis par la chance. Il n’y pas eu la moindre irrégularité, sinon le tribunal américain n’aurait jamais rendu d’arbitrage en notre faveur. »

Cette histoire aurait donc dû en rester là, d’autant qu’il y a bien d’autres sujets de mécontentement, en ces temps électoraux : une croissance ralentie (1,5% prévu en 2014 au lieu des 7,5% de 2010, selon la Banque mondiale), la baisse de pouvoir d’achat, les carences du système de santé, l’éducation… Oui, jusqu’à ce fameux 6 septembre, et l’irruption dans la campagne de Paulo Roberto Costa.

C’est en enquêtant sur une sombre affaire de blanchiment d’argent, qui n’a a priori aucun rapport avec Petrobras, que les policiers fédéraux repèrent cet homme discret. Mèche poivre et sel, la cinquantaine distinguée, cet ingénieur de formation a mené l’essentiel de sa carrière chez Petrobras. Il ne s’y est pas taillé une bonne réputation, comme le relate Ronaldo Tedesco, un des directeurs de l’association des ingénieurs de Petrobras : « J’ai travaillé plusieurs années sous ses ordres sur la plateforme offshore de Bacia de Campos, au nord de Rio de Janeiro. Je me souviens d’un homme très autoritaire, et sans pitié avec les ouvriers. Un jour, nous nous étions mis en grève durant une heure, car nous réclamions de meilleures conditions de sécurité et des augmentations de salaires. Costa nous a virés sur-le-champ. Nous les surnommions, lui et sa clique d’amis, « la République du Parana », en référence à l’Etat du Sud du Brésil dont ils étaient originaires. Ils géraient tout entre eux, et ils ont progressé ensemble dans la hiérarchie… »

Costa plus vite que les autres. Soutenu par le Parti progressiste, allié du Parti des travailleurs, il est promu directeur du raffinage et de l’approvisionnement en 2004, poste qu’il occupe jusqu’à son départ, en 2012.

Dans l’arrière-salle d’un bar du centre de Rio de Janeiro, où il avait ses habitudes lorsqu’il travaillait chez Petrobras, Ildo Sauer, ancien directeur gaz et énergie du groupe, revient sur l’ascension éclair de Paulo Roberto Costa. « Il a été sous ma responsabilité pendant plusieurs mois, puis il a subitement été nommé directeur, c’est étonnant, non? » ironise-t-il. Puis, après un silence : « J’ai participé avec Lula à la création du Parti des travailleurs, dans les années 1980. Lorsque j’ai été débarqué de Petrobras, en 2007, je suis allé voir mes amis du PT et je leur ai demandé pourquoi ils m’avaient lâché. Ils m’ont répondu que ?[je] n’aidai[s] pas assez?. J’en conclus que Costa, lui, a fait ce qu’il fallait… »

Un coût de construction multiplié par sept en neuf ans

Jusqu’à son départ, Costa s’est notamment occupé de la construction d’une raffinerie dans le Nord-Est du Brésil, Abreu e Lima. Ouvert en grande pompe par le président de l’époque, Lula da Silva, en 2005, le chantier de ce site, qui sera mis en service au début de 2015, est aujourd’hui dans la ligne de mire de la justice. La police fédérale, tout comme le Tribunal des comptes, se demandent comment le coût de construction a pu être multiplié par plus de sept depuis la pose de la première pierre, passant de 2,5à… 18,5 milliards de dollars. Et peut-être même à 20 à la fin de l’année !

Les contrôleurs fiscaux s’interrogent notamment sur quatre gros contrats, qui ont, finalement, coûté 300millions de dollars de plus. Mauvaise planification ? Pas seulement. Certaines dépenses sont aberrantes. Pour construire la raffinerie, il a fallu par exemple commander deux fois plus de structures métalliques que prévu! « Abreu e Lima est, de loin, la raffinerie la plus chère de l’Histoire! s’étonne un ancien président de Petrobras, qui a dirigé le groupe dans les années 1990. Cela suscite tout de même quelques interrogations… » Comme celle de savoir s’il y a eu des surfacturations dans les contrats de sous-traitants. C’est la conviction des enquêteurs, qui ont pu geler, grâce à leurs collègues helvétiques, une douzaine de comptes détenus en Suisse par Paulo Roberto Costa et ses deux filles. En tout, 23 millions de dollars.

Commencent donc à se dessiner, au fil des découvertes, les contours d’un gigantesque système de corruption, dont Paulo Roberto Costa aurait été la cheville ouvrière. Et le grand déballage ne fait que commencer. Dans l’espoir d’une remise de peine, celui-ci se serait en effet « mis à table ». Il aurait décrit aux enquêteurs les rouages de la mécanique : les fournisseurs et sous-traitants qui souhaitaient travailler pour le groupe pétrolier devaient reverser 3% du montant des contrats à une « caisse parallèle ». L’argent était ensuite distribué aux alliés politiques. L’objectif : assurer, par ces cadeaux, la cohésion de la coalition gouvernementale.

Lula da Silva mis en cause

« Ce scandale n’est guère surprenant quand on connaît la façon dont fonctionne le système politique brésilien, décrypte François-Michel Le Tourneau, directeur de recherche au CNRS. Le PT ne possède qu’un tiers des sièges au Parlement. S’il veut gouverner, il doit s’associer avec d’autres partis, et leur offrir en échange des postes dans des administrations et des entreprises publiques. Il est alors facile de détourner l’argent public, en faussant par exemple des appels d’offres. Durant son premier mandat, Lula da Silva avait, de cette manière, acheté l’adhésion des autres partis. Pour mettre fin à ces pratiques, Dilma Rousseff avait bien lancé l’idée d’une réforme constitutionnelle, mais le Congrès s’y est évidemment opposé… »

Dommage pour elle que la présidente n’y soit pas parvenue. Car ce scandale la fragilise tous les jours un peu plus. Pourra-t-elle encore longtemps affirmer qu’elle n’était au courant de rien? Comment la présidente du conseil d’administration de Petrobras aurait-elle pu ignorer ce détournement ? Sa position risque de devenir intenable, d’autant que Paulo Roberto Costa aurait, ces derniers jours, mis Lula da Silva en cause. Selon lui, l’ex-chef de l’Etat (2002-2010) serait au courant. Pour couronner le tout, Costa aurait également avoué aux policiers que l’acquisition de la fameuse raffinerie de Pasadena aurait été, elle aussi, frauduleuse. La boucle est bouclée.

Pour Dilma Rousseff, la déflagration est d’autant plus violente qu’elle avait intimement lié son image à celle du groupe pétrolier. Des photos d’elle en tenue de chantier et casque aux couleurs de Petrobras ont fait le tour du pays. « Comme Lula, Dilma avait fondé son discours économique sur la réussite de Petrobras, analyse Marco Antonio Carvalho Teixeira, professeur de sciences politiques à la fondation Getulio Vargas de São Paulo. Ce scandale, qui écorne l’image du groupe pétrolier, lui fait aussi perdre sa crédibilité. » De fait, l’action de Petrobras dévisse au même rythme que la popularité de la présidente dans les sondages. Celle-ci est même donnée battue au second tour…

Le scandale de trop

Car les Brésiliens sont las. Le « Petrogate » n’est pas un scandale de plus, mais le scandale de trop. L’un de ses principaux adversaires, le candidat social-démocrate Aécio Neves, l’a bien compris. « L’actuelle présidente a contrôlé cette entreprise d’une main de fer durant douze ans, il est inadmissible qu’elle allègue ne rien savoir », répète-t-il à qui veut l’entendre. Ou encore: « Le gouvernement a soutenu le plus grand vol jamais opéré dans les coffres de la plus grande entreprise brésilienne. »

Malgré ses efforts, Neves ne décolle pas dans les sondages. Il aurait même perdu 2 points. Ses ennemis ne manquent pas, il est vrai, de rappeler les affaires de corruption qui avaient entaché le mandat de Fernando Henrique Cardoso, prédécesseur de Lula da Silva et, surtout, cofondateur du parti d’Aécio Neves. Et l’autre grande candi date, Marina Silva, qu’en dit-elle? Propulsée sur le devant de la scène après la mort accidentelle de son allié, Eduardo Campos, le 13 août dernier, et réputée incorruptible, la nouvelle chouchoute des Brésiliens aurait tout intérêt à profiter de l’opportunité pour se détacher. Ce n’est pas le cas.

« Elle critique l’utilisation politique qui a été faite de Petrobras, mais reste toutefois très prudente », commente Ricardo Ismael, enseignant de sciences politiques à l’université PUC-Rio. La raison ? Le nom d’Eduardo Campos figure dans la liste des personnalités politiques corrompues diffusée par le magazine Veja.Au Brésil, la politique n’est jamais simple.

Source : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-sud/bresil-le-scandale-de-l-argent-noir_1576845.html

Sondage IBOPE du 23/10 : Dilma Rousseff nettement en tête (54%) devant Aécio Neves (46%)

Comme nous vous l’avions annoncé en exclusivité hier à 19h, le dernier sondage IBOPE sur l’élection à la Présidence de la République du Brésil, paru sur le site du quotidien Estado de Sao Paulo, donne un net avantage à Dilma Rousseff, avec 54% des voix, devant Aécio Neves (46%).

Le second tour des élections présidentielles est prévu ce dimanche 26 octobre.

Voir infographie ci-dessous :

Sondage Ibope 23 octobre election president bresil 2014

Source : http://politica.estadao.com.br/noticias/eleicoes,dilma-abre-vantagem-e-tem-54-dos-votos-validos-aecio-registra-46-aponta-ibope

Jusqu’à présent, les deux candidats  à la Présidence de la République du Brésil était, compte tenu des marges d’erreur des sondages, en situation « d’égalité technique ». C’est la première fois que Dilma devance nettement Aécio.

Bresil sondage Dilma Roussef Aecio Neves election

Conséquence immédiate : la Bourse de Sao Paulo est en chute et le Real se dévalorise par rapport au $ et à l’€

Sondage du 23/10 à paraître à 22 h : Dilma Rousseff est nettement en tête devant Aécio Neves

Exclusivité BlogBrésil sur l’élection à la Présidence de la République du Brésil : selon le sondage IBOPE de ce jour (23/10) à paraître à 22 h (heure française) sur le site du quotidien Estado de Sao Paulo, Dilma Rousseff serait nettement en tête devant Aécio Neves à 3 jours du second tour des élections présidentielles prévu ce dimanche 26 octobre.

Bresil sondage Dilma Roussef Aecio Neves election

 

Jusqu’à présent, les deux candidats  à la Présidence de la République du Brésil était, compte tenu des marges d’erreur des sondages, en situation « d’égalité technique ». C’est la première fois que Dilma serait nettement devant Aécio.