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Les Brésiliens ne veulent plus de Dilma Rousseff

Dilma Rousseff est très fragilisée au Brésil par le vaste scandale de corruptions de Petrobras. Près des deux tiers des Brésiliens sont favorables à une procédure de sa destitution. De nouvelles manifestations monstres sont prévues ce dimanche dans tout le pays. Le contrat Gripen fait l’objet de soupçons de corruptions.

Près des deux tiers des Brésiliens sont favorables à une procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff cinq mois après sa difficile réélection en raison de l’affaire Petrobras, un vaste scandale de corruption, d’après un sondage publié samedi. Selon l’enquête réalisée par l’institut Datafolha, 63% des personnes interrogées sont de cet avis, mais 64% doutent que la procédure puisse mettre fin à son second mandat, entamé en janvier. L’opposition n’est pas favorable à une procédure de destitution, mais encourage les manifestations comme celle qui est prévue ce dimanche.

Impeachment Dilma Rousseff Bresil Brazil Brasil 014

Plusieurs dizaines de responsables politiques brésiliens soupçonnés d’avoir bénéficié des largesses de Petrobras font l’objet d’une enquête de la Cour suprême, mais Dilma Rousseff, qui fut présidente du groupe, ne figure pas sur la liste. Ces affaires de corruption ont rendu le gouvernement impopulaire, a reconnu début avril le ministre de la Justice, José Eduardo Cardozo, mais aucune institution n’est imperméable à ce fléau et presque tous les partis politiques brésiliens font l’objet d’enquêtes, a-t-il rappelé. La présidente Dilma Rousseff a vu sa popularité s’effondrer à 13%.

Nouvelles manifestations contre Rousseff

De nouvelles manifestations sont prévues dimanche contre Dilma Rousseff dans la tourmente. Les organisateurs espèrent à nouveau faire défiler plus d’un million de personnes dans 400 villes du pays comme le mois dernier. Le 15 mars, une précédente mobilisation avait déjà réuni jusqu’à 1,7 million de manifestants, selon certaines sources, pour exiger la fin de l’impunité dans les affaires de corruption, certains demandant même la destitution de la présidente, voire le retour de l’armée au pouvoir.

Manifestations contre la corruption Brésil 4

Le Mouvement Brésil libre (MBL), l’un des organisateurs de la journée, lui reproche également d’avoir pris le contre-pied de ses promesses électorales en augmentant les prix de « l’électricité, de l’essence, d’avoir réduit les droits des travailleurs », a expliqué à l’AFP par téléphone l’un de ses dirigeants, le politologue Fabio Ostermann. Par ailleurs, le président du Parti social-démocrate (PSDB) Aecio Neves, perdant de la présidentielle d’octobre, a réitéré son soutien aux manifestants. Il n’avait pas défilé le 15 mars pour ne pas « politiser » la mobilisation mais réfléchit à manifester ce dimanche, a rapporté la presse locale.

Petrobras, une affaire d’Etat

Treize sénateurs, 22 députés, deux gouverneurs, le trésorier du Parti des travailleurs (PT, gauche) au pouvoir, d’anciens fonctionnaires de la présidence et d’ex-élus sont dans le collimateur de la justice pour leur supposée participation à un vaste système de corruption qui aurait brassé jusqu’à quatre milliards de dollars en une décennie, selon les enquêteurs. Le trésorier du PT, Joao Vaccari, qui clame son innocence, a été formellement accusé de corruption et blanchiment d’argent. Il sera prochainement jugé avec 26 comparses, dans un premier volet de l’affaire.

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Outre des hommes politiques, le scandale Petrobras implique des hommes d’affaires, des anciens dirigeants de la compagnie et les principales entreprises de travaux publics du pays, qui acceptaient de verser des pots de vin pour obtenir des contrats, de l’argent ayant notamment servi à financer les partis politiques au pouvoir, selon l’enquête.

Petrobras, des dépréciations colossales

Le groupe pétrolier public brésilien Petrobras estime entre cinq et six milliards de réals (1,5 à 1,8 milliard d’euros) les pertes liées à un vaste système de corruption impliquant certaines de ses cadres, a estimé vendredi le quotidien « Folha » de São Paulo, qui cite des sources ayant eu accès aux contrats mis en cause. Cette estimation, « prudente » selon des sources, se fonde sur un taux de surfacturation de 3% pratiqué sur de nombreux contrats, a précisé le quotidien. L’enquête de la police et de la justice brésilienne porte sur les surfacturations présumées réalisées sur de nombreux contrats, qui auraient servi entre autres à financer des activités politiques.

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En janvier, le groupe a publié des comptes trimestriels non-audités dans lesquels il estimait ses dépréciations potentielles à 61,4 milliards de réals, un montant qui regroupait différents facteurs, comme la chute des cours du pétrole, des retards ou des dépassements de coûts et la corruption. De son côté, Morgan Stanley, dans une étude publiée cette semaine, chiffre à 29,4 milliards de réals les dépréciations liées au scandale de corruption. Soit cinq fois plus que l’estimation de « Folha ». Petrobras n’a toujours pas publié ses comptes définitifs des troisième et quatrième trimestres 2014.

Une enquête sur la vente des avions de combat Gripen

La justice brésilienne a annoncé vendredi enquêter sur des soupçons de corruption entourant l’achat par le Brésil de 36 avions de chasse Gripen au suédois Saab pour 5,4 milliards de dollars. L’enquête porte sur de « possibles irrégularités » autour du contrat, signé l’an dernier, a déclaré une porte-parole du parquet fédéral de Brasilia. La justice s’interroge notamment sur une différence de 900 millions de dollars entre le prix initialement proposé par Saab en 2009 et le prix de la transaction conclue en octobre dernier, a-t-elle précisé, confirmant une information parue dans la presse brésilienne.

L’armée de l’air brésilienne avait préféré le Gripen au F-18 Super Hornet de Boeing et au Rafale de Dassault Aviation . Saab a prévu de livrer les premiers avions début 2018.

Source : http://www.latribune.fr

 

 

15 mars 2015 : Journée nationale de protestation contre Dilma Rousseff – Manifestations monstres dans 16 villes pour demander l’impeachment de la Présidente

Le 15 mars 2015 est la Journée nationale de protestation contre Dilma Rousseff au Brésil, et en particulier pour demander son impeachment, c’est à dire la mise en place de la procédure permettant au pouvoir législatif de destituer le Présidente du Brésil, suite au scandale provoqué par les marchés truqués de l’entreprise d’Etat Petrobras (le « Petrolao ») et aux pots de vin ayant été versés au PT (Parti des Travailleurs au pouvoir, avec Lula d’abord puis Dilma maintenant) et ses alliés.

Nous vous présentons ici les principaux slogans de cette journée et les premières photos des manifestations dans les 16 plus grandes villes du Brésil qui rassemblents des centaines de milliers des personnes : Sao Paulo (1.000.000 de manifestants à 16 heures selon la Police Militaire), Rio de Janeiro, Brasilia, Salvador de Bahia, Belo Horizonte, Curitiba, Ribeirao Preto, Belem, Recife, Manaus, Porto Alegre …

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Protesto contra o governo Dilma e a corrupção na Petrobras, ocupa a avenida Paulista - 15/03/2015

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Protesto contra o governo Dilma e a corrupção na Petrobras, ocupa a avenida Paulista - 15/03/2015

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Protesto Brasil Dilma - RJ

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Protesto contra o governo Dilma e a corrupção na Petrobras, ocupa a avenida Paulista - 15/03/2015

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Manifestantes erguem faixas, cartazes e bandeiras durante protesto contra o governo Dilma na Avenida Paulista, região central de São Paulo, neste domingo (15)

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Ato contra o governo da presidente Dilma Rousseff (PT) na Av. Paulista, região central de São Paulo, neste domingo (15)

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Ato contra o governo da presidente Dilma Rousseff (PT) na Av. Paulista, região central de São Paulo, neste domingo (15)

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Manifestantes pedem o impeachment da presidente Dilma Rousseff na Avenida Paulista, região central de São Paulo

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Protesto 'Não vamos desistir do Brasil' contra o PT e pelo impeachment da presidente Dilma Rousseff, organizado pelo Movimento Brasil Livre e pelo Revoltados, no Congresso Nacional e no Museu Nacional, em Brasília (DF), neste domingo (15)

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Ato contra o governo no Rio de Janeiro

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População toma as ruas do Rio de Janeiro durante ato contra o governo

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Manifestantes participam de ato a favor do impeachment da Presidente Dilma Rousseff, no bairro de Copacabana, zona sul do Rio de Janeiro, na manhã deste domingo (15)

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População toma as ruas do Rio de Janeiro durante ato contra o governo

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Protesto contra o governo Dilma e a corrupção na Petrobras, ocupa a avenida Paulista - 15/03/2015

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 Protesto contra o governo Dilma e a corrupção na Petrobras, ocupa a avenida Paulista - 15/03/2015

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Protesto contra o governo Dilma nas ruas do Rio de Janeiro

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Ato contra o governo Dilma na Avenida Paulista, região central de São Paulo, neste domingo (15)

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Protesto contra o governo Dilma nas ruas do Rio de Janeiro

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Protesto contra o governo Dilma e a corrupção na Petrobras, ocupa a avenida Paulista - 15/03/2015

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Protesto contra o governo Dilma e a corrupção na Petrobras, ocupa a avenida Paulista - 15/03/2015

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Protesto contra o PT e pelo impeachment da presidente Dilma Rousseff, em Belém, PA, neste domingo (15)

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Da janela de suas casas pessoas protestam durante ato contra o governo Dilma no Rio de Janeiro

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Protesto contra o PT e pelo impeachment da presidente Dilma Rousseff na Avenida Eduardo Ribeiro, centro de Manaus, AM, na manhã deste domingo (15)

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Manifestantes pedem o impeachment da presidente Dilma Rousseff na Praça da Liberdade, em Belo Horizonte, MG, neste domingo (15)

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População toma as ruas do Rio de Janeiro durante ato contra o governo

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Manifestantes participam de ato a favor do impeachment da Presidente Dilma Rousseff, no bairro de Copacabana, zona sul do Rio de Janeiro, na manhã deste domingo (15)

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Manifestantes participam de ato a favor do impeachment da Presidente Dilma Rousseff, na praça da Liberdade em Belo Horizonte, neste domingo (15)

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Manifestantes participam de ato a favor do impeachment da Presidente Dilma Rousseff, na praça da Liberdade em Belo Horizonte, neste domingo (15)

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Manifestantes participam de ato a favor do impeachment da Presidente Dilma Rousseff, no bairro de Copacabana, zona sul do Rio de Janeiro, na manhã deste domingo (15)

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Ato contra o governo da presidente Dilma Rousseff (PT) na Esplanada dos Ministérios, em Brasília (DF), neste domingo (15)

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Ato contra o governo da presidente Dilma Rousseff (PT) na av. Paulista, na região central de São Paulo, neste domingo (15)

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Ato contra o governo da presidente Dilma Rousseff (PT) na av. Paulista, na região central de São Paulo, neste domingo (15)

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 Le 15 mars 2015 est la Journée nationale de protestation contre Dilma Rousseff au Brésil, et en particulier pour demander son impeachment, c’est à dire la mise en place de la procédure permettant au pouvoir législatif de destituer le Présidente du Brésil, suite au scandale provoqué par les marchés truqués de l’entreprise d’Etat Petrobras (le « Petrolao ») et aux pots de vin ayant été versés au PT (Parti des Travailleurs au pouvoir, avec Lula d’abord puis Dilma maintenant) et ses alliés.

 

 

Brésil : les Manifestations contre la Corruption se multiplient

Après le scandale de Petrobras (le « Petrolao »), les Manifestations contre la Corruption se multiplient au Brésil.

Les malversations commises au sein de cette entreprise contrôlée par l’Etat, qui est la plus importante entreprise du Brésil, s’élèveraient selon la police à quatre milliards de dollars sur dix ans.

D’après les premières dépositions, Petrobras et de grandes entreprises brésiliennes de construction se mettaient d’accord, dans le cadre d’appels d’offres, pour surfacturer les contrats et reverser ces montants supplémentaires au PT et à des partis alliés.

Voici quelques photos des dernières manifestations et des dessins satiriques parus cette semaine sur le thème de la corruption.

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Brésil : les défis économiques du prochain gouvernement

Après la défaite brésilienne, retour à la difficile réalité économique pour le pays. Et les enjeux sont de taille, à quelques mois des élections présidentielles… Par Christopher Dembik, Analyste chez Saxo Banque.

C’est un réveil douloureux pour le Brésil, et pas seulement pour les supporters de la Seleção. Dilma Rousseff espérait bien capitaliser sur une victoire de l’équipe nationale en finale de la Coupe du monde. Ce ne sera pas le cas. La difficile réalité économique et sociale va s’imposer de nouveau dans l’agenda politique et médiatique à la faveur du début de la campagne présidentielle d’octobre. Et les défis économiques sont nombreux pour le futur président.

La spécificité de l’économie brésilienne c’est qu’elle a à la fois les maux communs aux pays émergents mais aussi, de plus en plus, les problèmes d’un pays riche. Le principal succès de l’ère Lula fut de réduire substantiellement l’extrême pauvreté et les écarts de richesse mais un modèle de croissance pérenne est encore à trouver pour le pays. L’épineux problème de l’inflation témoigne du chemin qu’il reste encore à parcourir au pays pour avoir une maîtrise complète de son économie. Le pilotage fin de la banque centrale ne peut en aucun cas dissimuler l’échec du Brésil à contenir la hausse des prix et, ainsi, à maintenir la paix sociale.

 

Sous-investissement chronique

Pour renforcer sa position dans l’économie mondialisée, le Brésil devra s’attaquer à ses nombreux problèmes internes. C’est un territoire qui n’a jamais été complètement conquis depuis les premières zones de peuplement liées à l’arrivée des européens. Le sous-investissement chronique dans les infrastructures, en particulier de transport, a favorisé l’accroissement des disparités de richesse régionales et fait peser un coût économique significatif sur les activités se situant dans les territoires les plus enclavés de l’ouest et du nord du pays. C’est le fameux « costo brasil ». Comparé aux autres pays en voie de développement, c’est seulement environ 1.5% du PIB qui est investi dans les infrastructures, contre 5.1% pour ses concurrents directs et une moyenne mondiale autour de 3.8%. L’absence de plan concerté de développement des infrastructures et surtout la non-participation du secteur privé dans ces projets d’investissement coûteux expliquent que le Brésil ne soit pas un territoire unifié économiquement. Les opportunités en la matière offertes par la Coupe du monde n’ont, d’ailleurs, pas été saisies.

Du fait de la corruption généralisée et des méandres de la réglementation, beaucoup d’investisseurs étrangers n’osent pas s’aventurer sur des projets dont la rentabilité ne sera perceptible que sur le long terme.

 

Un pays qui innove peu

Le climat des affaires au Brésil est pénalisé, sur certains créneaux, par la manière de faire brésilienne, le jeitinho brasileiro, qui est très souvent difficile à appréhender pour les Occidentaux et les investisseurs chinois. Tant que la fragmentation du système économique brésilien perdurera, le pays ne sera pas en mesure, réellement, de s’extraire de son statut de pays émergent à fort potentiel.

Quiconque est déjà allé au Brésil a conscience que c’est un pays très créatif, où la population a constamment de nouvelles idées, mais qui, au final, innove peu. C’est pourtant la clé de voûte d’un développement économique harmonieux. L’Etat, qui est le principal contributeur en termes de recherche et développement, à hauteur de 1% du PIB, n’a pas su enclencher un cercle vertueux consistant à ce que le secteur privé prenne le relais à ce niveau. Les entreprises contribuent à peine à 15% des 1% investis dans le domaine. Trop peu. D’où l’absence d’innovations de rupture.

 

Un système qui va disparaître

De faire face, dans les décennies à venir, à un boom démographique qu’il faudra gérer. Et pourtant, c’est tout le contraire qui va se passer. Le Brésil a un problème de pays riche : sa population vieillit. 2014 devrait être la première année de décroissance démographique. Ce qui implique des changements fondamentaux pour l’économie et, notamment une refonte du très généreux système des retraites qui ne sera plus viable.

A cause d’une durée de cotisations faible par rapport à la moyenne mondiale et d’un montant alloué très élevé (les brésiliens conservent 86% de leurs revenus après la retraite contre 42% pour un américain), le Brésil consacre une part de son PIB aussi importante que le sud de l’Europe au paiement des retraites alors que sa proportion de personnes âgées est trois fois moins importante qu’en Espagne ou en Italie. Un
système qui va inévitablement disparaitre. L’indéniable solidarité familiale ne sera pas suffisante, en tout cas, pour répondre à l’enjeu du vieillissement.

 

Penser le Brésil de la prochaine décennie

Pour surmonter ces défis, les solutions existent et certaines commencent, d’ailleurs, déjà à être mises en oeuvre, soit sous l’impulsion de l’Etat soit plus souvent grâce des initiatives individuelles. C’est par exemple le cas avec le développement, en partenariat avec de grandes universités américaines, de centres d’excellence universitaires et de R&D. D’autres recommandations seront plus difficiles à mettre en oeuvre, en est-il ainsi de la nécessaire réforme du système des retraites. Ce seront, en tout cas, quelques-uns des principaux chantiers qui devront être abordés par le prochain président. Qu’il s’agisse de Dilma Rousseff ou de son challenger le sénateur Aecio Neves.

 

Défis économie brésilienne

Du point de vue macroéconomique, on ne peut pas sous-estimer les défis du Brésil. Les fondamentaux parlent d’eux-mêmes. Il faudra certainement plusieurs décennies avant qu’il ne rattrape son retard sur l’Occident. En revanche, il serait risqué de ne pas croire en sa capacité à se renouveler. Les Brésiliens ont su faire preuve, tout au long de leur histoire, d’une résilience impressionnante qui permet d’être optimiste.

Le salut du Brésil ne viendra probablement ni de l’Etat ni de sa classe politique mais plutôt de sa population, de ses fermiers qui ont su entrer par la grande porte sur le marché mondial ou encore de ses nombreux entrepreneurs qui préparent l’économie de demain. Ce sera l’agrégation des initiatives individuelles, la microéconomie, qui permettra au pays de renouer avec les rêves de grandeur.

Source : http://www.latribune.fr/opinions

Nos articles les plus lus ces 100 derniers jours

Dorénavant, nous ne publierons qu’un seul article par semaine sur la situation sociale, politique ou économique au Brésil. Les prochains mois seront décisifs pour ce grand pays.

En attendant, retrouvez nos articles les plus lus ces 100 derniers jours :

 

Humilhaçao ! Inacreditável ! Vexame ! … les titres de la presse brésilienne (J+26)    
Le laser est-il responsable de la qualification de l’Algérie face à la Russie ? (J+14)    
Street Art anti-Mondial au Brésil (J-20)    
Un Journaliste renonce à couvrir le Mondial : « le rêve est devenu un cauchemar » (J-55)    
Suarez, l’uruguayen, cannibale ou vampire, récidiviste en morsures (J+11/J+12)    
Une Coupe du Monde très dangereuse : 469 assassinats à Rio en Janvier (J-71)    
Scénarios catastrophes pour le Mondial de Football au Brésil (J-1)    
« Si le Brésil perd la Coupe, les gens vont tout casser » (J+17)    
Brasil : 50.000 assassinats par an (J-65)    
Un penalty « anti-émeute » sauve DILMA et la FIFA (J+1)    
Van Persie, le Hollandais Volant – The Flying Dutchman – El Holandés Volador (J+2)    
Brésil-Mexique : Memo Ochoa, « le Mur Mexicain », « the Mexican Wall », « el Muro Mexicano » (J+6)    
Scandale : le « maquillage » officiel des aéroports brésiliens (J-52)    
« La sélection va peut-être gagner, mais le Brésil a perdu » (J-29)    
Le Brésil enregistre 11% des crimes commis dans le monde (J-39)    
Le Brésil souffre du racisme, malgré son image de pays métissé (J+20)    
Roussef : « le » Blatter et « le » Valcke sont un « poids » ! (J-26)    
24 Coupes de cheveux absurdes et moins de la Coupe du Monde de Football (J+11)    
SCOOP : Explosion de Violence à Rio de Janeiro – 508 meurtres (+24%) en mars 2014 (J-6)    
5 problèmes de transport que le supporter étranger rencontrera à Sao Paulo (J-54)    
À propos    
FIFA : caricature, blague, humour, cartoon, joke, caricatura, humor, broma, piada … (J+21)    
Des agressions contre des supporters étrangers (J+2)    
Les très brèves des journaux brésiliens non publiées en Europe (J-10)    
Les ratés du «miracle brésilien» (J-30)    
La FIFA craignait une élimination du Brésil (J+19)    
L’envers du décor carte postale Brésil filmé par une Montpelliéraine (J-25)    
Prostitution, expulsions, pauvreté : voici « Les dessous de la Coupe du Monde » (J-68)    
Nos meilleures posts de caricatures, dessins, etc (J+28)    
Et si le Brésil ne se qualifiait pas pour les huitièmes de finale (J-45)    
L’écrivain Paulo Coelho boycottera la Coupe du Monde (J-62)    
The Economist : le Mondial prouve que le Brésil est le pays de « l’improvisation » (J-21)

Des manifestations prévues dimanche soir (J+29)

J+29

Selon l’hebdomadaire Veja et le quotidien « La Folha de Sao Paulo », des manifestations seraient prévues dans 4 villes du Brésil juste après la finale entre l’Allemagne et l’Argentine.

Sources :

http://veja.abril.com.br/noticia/brasil/planalto-monitora-convocacao-de-protestos-contra-copa-no-domingo

http://www1.folha.uol.com.br/poder/2014/07/1484138-governo-identifica-movimento-a-favor-de-protestos-depois-da-final-da-copa.shtml

 

Nous reprenons ici l’article de Veja.

 

Des manifestations prévues pour la finale du Mondial mettent en alerte la Présidence

Le gouvernement veut que toutes les forces prévues pour la sécurité du Mondial restent en place même après la fin des matchs dans les villes d’accueil.

Le Palais présidentiel surveille, avec l’aide de la Police Fédérale et de l’Agence de renseignement brésilienne (Abin), un appel qui circule sur ​​Internet pour une manifestation contre le Mondial juste après la finale entre l’Argentine et l’Allemagne, dimanche, au Maracanã. Le match débute à 16 heures (21 heures, heure française).

La Police Fédérale a identifié une vidéo appelant à manifester à 18 heures (23 heures, heure française) dimanche dans quatre villes: São Paulo, Rio de Janeiro, Belo Horizonte et Brasilia. En conséquence, Abin a alerté les Centres de coordination de défense de zone créée pour veiller à la sécurité de la Coupe, non seulement dans ces quatre villes, mais aussi dans les huit autres villes accueillant la Coupe du Monde. Les services de renseignement des Forces armées et de la police des États récupèrent aussi des informations. Une autre manifestation, baptisée « La Finale n’aura pas lieu », est prévue pour 13 heures (18 heures, heure française) à la Place Saens Peña à Rio de Janeiro. 2300 personnes ont déjà confirmé leur participation.

Le gouvernement veut que toutes les forces chargées de la sécurité lors du Mondial restent en place, même après la fin des matchs dans toutes les villes. A Rio de Janeiro, l’inquiétude est encore plus grande parce que, en plus d’être le site de la finale de la Coupe du monde, il y aura au moins dix chefs d’Etat, y compris la présidente Dilma Rousseff, le président russe Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel. Au moins 26.000 policiers ont été appelés à Rio pour assurer la sécurité de la finale de la Coupe du Monde, dont 10.000 policiers militaires.

Selon le Ministère de la Sécurité d’Etat de Rio de Janeiro, 10.000 PM seront présents le jour du match entre l’Allemagne et l’Argentine. 4984 seront déjà en service le samedi, la veille du match. La sécurité à l’intérieur du stade sera assurée par environ 1.500 agents de sécurité privés, les «stewards». Nous n’avons pas d’informations sur les autres agents de sécurité.

Mardi, après l’humiliante défaite du Brésil face à l’Allemagne, le Ministre en chef du Secrétariat général, Gilberto Carvalho, a déclaré que le gouvernement avait déjà détecté un mouvement de « Black Blocs » dans plusieurs villes brésiliennes, dont Rio, Sao Paulo et Belo Horizonte, qui voulaient profiter de la déception de la population pour reprendre les manifestations violentes. Carvalho a averti que le gouvernement était «attentif» et qu’il «surveillait» ces appels à manifester, et qu’il continuerait à s’informer pour éviter la confusion et des problèmes dans tout le pays. Gilberto Carvalho a aussi appelé les manifestants à avoir du «bon sens» et à garder la «tête froide».

Romario veut une enquête sur la corruption après le Mondial (J+23)

J+23

Romario va demander une enquête officielle sur la corruption liée aux travaux du Mondial.

Romario est un ancien international brésilien et il est député fédéral depuis 2010. A ce titre, il peut demander, s’il obtient la signature d’un nombre de députés suffisant, la mise en place d’une Commission d’enquête sur les dépenses engagées pour le Mondial 2014 au Brésil.

Il déclare dans une interview à goal.com :

« Les choses ne se passent comme elles devraient se passer. Nous avons eu des problèmes, ignorés par les médias publics ou internationaux et le tournoi ne va pas être le meilleur de tous les temps. Je ne veux pas que la situation dégénère, mais nous avons besoin d’une enquête après le tournoi … Vous avez vu les manifestations lors de la Coupe des Confédérations l’an dernier, qui ont montré les problèmes de la société brésilienne, mais maintenant, avec le succès de la Coupe du Monde, tous ces problèmes, les dépenses excessives et la corruption sont relégués à l’arrière-plan. »

L’article complet de goal.com :

Romário

The former Selecao striker, now a politician in his homeland, demands an investigation into the corruption and expenditure surrounding the tournament, though he hopes for victory

Romario has blasted the organisation of the world Cup in Brazil, saying that the vision of hosting the best tournament ever has been lost.

Anti-government demonstrations have surrounded the competition, with many Brazilians angry at the spiralling costs of hosting the championships set against the need for investment in basic public services.

Romario, who was elected to the Brazilian Chamber of Deputies in the 2010 elections as a Socialist Party representative, has been a staunch critic of the administration behind the World Cup and continues to denounce the alleged corruption around the event.

« When it was announced that the 2014 edition would be hosted by Brazil, I celebrated a lot, » the 48-year-old told the Times of India.

« I had pointed out two things: Brazil had conditions not only to host the World Cup but also to organise the greatest one. I remain attached to the first idea but, soon after we got the hosting rights, I gave up the second one due to the different issues.

« Things didn’t happen the way they should have. We’ve had problems, a lot not seen by the public or international media and the tournament isn’t going to be the best of all time. I don’t want to make things bad but we need to have a post-tournament inquest.

« You saw the Confederations Cup protests last year, which showed the problems in Brazilian society, but now, with the success of the World Cup, all these problems, the excessive spending and corruption has been pushed to the background. »

Romario, a World Cup winner in 1994, insists that he is still a football supporter and is desperate to see the Selecao lift the trophy despite a tricky semi-final with Germany, whom he formerly branded favourites.

« I stick to what I said last year, » he added when asked whether he still believed that Joachim Low’s men would win the cup.

« But I want Brazil to beat the Germans, who are a very tough team, in the semi-finals and go on to lift the trophy again. It is an incredible feeling. It has become that much more difficult without Thiago Silva and Neymar.

« This Brazilian team isn’t as great as those in the past but still they have it in them to lift the title at home. »