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Humilhaçao ! Inacreditável ! Vexame ! … les titres de la presse brésilienne (J+26)

J+26 / J+27

Brésil 1 – Allemagne 7

Les réactions à chaud des médias brésiliens :

Veja : « Inacreditável! Brasil perde de 7 a 1 para a Alemanha »

« Incroyable! Le Brésil perd 7 à 1 face à l’Allemagne »

Estado de Sao Paulo : « Humilhaçao historica »

« Humiliation historique »

Folha de Sao Paulo : « Vexame histórico »

« Honte (vexation) historique »

Globo : « Vexame »

« Honte (vexation) »

Brésil Allemagne 00

Les photos de cette déroute historique du Brésil face à l’Allemagne … et au final quelques caricatures (in the end caricature, blague, rire, humour, laugh, cartoon, joke, caricatura, humor, broma, piada, risada, risa …)

Thomas Muller was on target with his first shot of the matchBrésil Allemagne Muller 1
Muller débute l’humiliation à la 11ème minute
Mirioslav KloseBrésil Allemagne Klose 2

Brésil Allemagne Klose 2 1Klose devient le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du Monde (16 goals)

Toni Kroos scores the fourth goal for Germany

Kroos met un superbe troisième but

Thomas Muller (left) hugs Toni Kroos with Brazil's players around them

Et 4 à 0 à la 26ème minute de nouveau par Kroos

Brésil Allemagne Khedira 5

Brazil players

Les joueurs brésiliens effondrés après que Khedira marque le 4ème but de l’Allemagne en 6 minutes et le 5ème but du match

Brésil Allemagne Schuerrle 6Le 6ème but par Schurrle …

Brésil Allemagne 7Le désespoir des joueurs brésiliens après le 7ème but allemand toujours par Schurrle

Brazil fans

… et des supporters brésiliens

Brésil Allemagne OscarLe but pour l’honneur de Oscar en fin de match

Luiz Felipe Scolari

La pire défaite du Brésil et pour son entraîneur Luiz Felipe Scolari

Brésil Allemagne 01

Caricature, blague, rire, humour, cartoon, joke, laugh,

caricaturas, humor, broma, piada, risada, risa …

 Brésil Allemagne 02

Brésil Allemagne 03Brésil Allemagne 04 Brésil Allemagne 05Brésil Allemagne 06 Brésil Allemagne 07 Scolari na goleada sofrida pelo Brasil diante da Alemanha Brésil Allemagne 09 Brésil Allemagne 10Brésil Allemagne 11Brésil Allemagne 13 Brésil Allemagne 14 Brésil Allemagne 15 Brésil Allemagne 16 Brésil Allemagne 16 Brésil Allemagne 17 Brésil Allemagne 18 Brésil Allemagne 19 Brésil Allemagne 20Brésil Allemagne 21Brésil Allemagne 22Brésil Allemagne 23Brésil Allemagne 24 Brésil Allemagne 25Brésil Allemagne 26 Brésil Allemagne 27 Brésil Allemagne 28 Brésil Allemagne 29 Brésil Allemagne 31 Brésil Allemagne 32Brésil Allemagne 33 Brésil Allemagne 34 Brésil Allemagne 35 Brésil Allemagne 36 Brésil Allemagne 37 Brésil Allemagne 38 Brésil Allemagne 39 Brésil Allemagne 40Brésil Allemagne 45Brésil Allemagne 46Brésil Allemagne 47Brésil Allemagne 48 Brésil Allemagne 49Brésil Allemagne 50Brésil Allemagne 51Brésil Allemagne 52Brésil Allemagne 53Brésil Allemagne 54Brésil Allemagne 55Brésil Allemagne 56Brésil Allemagne 57Brésil Allemagne 58Brésil Allemagne 59Brésil Allemagne 60Brésil Allemagne 61 Brésil Allemagne 62 Brésil Allemagne 63 Brésil Allemagne 64 Brésil Allemagne 66Brésil Allemagne 68Brésil Allemagne 69Brésil Allemagne 70

Je vous conseille la lecture de deux de nos articles :

Si-le-Bresil-perd-la-coupe-les-gens-vont-tout-casser

Scenarios-catastrophes-pour-le-Mondial-de-Football-au-Bresil

Nous sommes dans l’un de ces scénarios catastrophes (écrit la veille du match d’inauguration), le second que nous reprenons ci-dessous

Le Brésil n’arrive pas en finale : probable car, à mon humble avis, d’autres équipes sont à un meilleur niveau ou à un niveau équivalent (Espagne, Allemagne, Uruguay et peut-être même la Belgique, l’Italie, l’Argentine, le Portugal et même la France)

Conséquences : reprise des mouvements sociaux, matchs perturbés, intervention de l’armée et perte de Dilma Rousseff aux élections présidentielles de l’automne 2014

Brésil Allemagne 12

 

Un résumé de la déroute brésilienne en 7 points par Veja, l’hebdomadaire le plus lu du Brésil :

1) C’est le plus grand nombre de buts jamais encaissés par l’équipe brésilienne (en 1920, le Brésil avait perdu 6 à 0 face à l’Uruguay)

2) La seleçao n’avait jamais pris cinq buts dans la première mi-temps d’un match.

3) C’est la plus grande différence de buts en demi-finale des 20 Coupes du Monde (il y avait jusqu’à présent 4 scores de 6-1).

4) C’est la plus grande goleada (nombre de buts encaissés) de ce Mondial.

5) Jamais une équipe brésilienne n’a concédé autant de buts pendant un tournoi (onze buts).

6) Les Allemands sont entrés dans le Guiness avec cinq buts inscrits en seulement 18 minutes, de la 11ème à la 29ème minute, ce qui ne s’était jamais produit.

7) Miroslav Klose a atteint le nombre de 16 buts en Coupe du Monde et a dépassé Ronaldo (justement dans le stade où il avait commencé à briller)

Source : http://veja.abril.com.br/noticia/esporte/edicoes-gratis
… Et pour finir (presque), pour ceux qui n’ont pas vu le match Brésil-Allemagne, un résumé vidéo du match en 10 secondes :

On finit sur les Unes de la Presse brésilienne et Internationale :

Brésil Allemagne 42Brésil Allemagne 41Brésil Allemagne 43 Brésil Allemagne 44Brésil Allemagne 65Brésil Allemagne 67

 

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Nos 20 articles préférés de Blogbresil2014 (J+24)

J+24

Nos 20 articles préférés de Blogbresil2014 :

Le laser est-il responsable de la qualification de l’Algérie face à la Russie ? (J+14)  
Street Art anti-Mondial au Brésil (J-20)  
Suarez, l’uruguayen, cannibale ou vampire, récidiviste en morsures (J+11/J+12)  
Un penalty « anti-émeute » sauve DILMA et la FIFA (J+1)  
Brésil-Mexique : Memo Ochoa, « le Mur Mexicain », « the Mexican Wall », « el Muro Mexicano » (J+6)  
Van Persie, le Hollandais Volant – The Flying Dutchman – El Holandés Volador (J+2)  
« La sélection va peut-être gagner, mais le Brésil a perdu » (J-29)  
Le Brésil enregistre 11% des crimes commis dans le monde (J-39)  
SCOOP : Explosion de Violence à Rio de Janeiro – 508 meurtres (+24%) en mars 2014 (J-6)  
24 Coupes de cheveux absurdes et moins de la Coupe du Monde de Football (J+11)  
Les ratés du «miracle brésilien» (J-30)  
The Economist : le Mondial prouve que le Brésil est le pays de « l’improvisation » (J-21)  
Signez la pétition d’Amnesty International « Un carton Jaune pour le Brésil » (J-33)  
Prostitution, expulsions, pauvreté : voici « Les dessous de la Coupe du Monde » (J-68)  
La FIFA craignait une élimination du Brésil (J+19)  
Qatargate : les preuves de corruption sont établies par l’ex Procureur US (J+8)  
Berne devrait demander la dissolution de la FIFA, selon un avocat suisse (Jour J)  
Seulement 41% des chantiers du Mondial sont achevés (J-27)  
Sao Paulo : l’étrange omission télévisée de la cérémonie d’ouverture (J+4)  
60% des eaux usées de Rio de Janeiro déversées dans la baie !!! (J-23)  

 

Romario veut une enquête sur la corruption après le Mondial (J+23)

J+23

Romario va demander une enquête officielle sur la corruption liée aux travaux du Mondial.

Romario est un ancien international brésilien et il est député fédéral depuis 2010. A ce titre, il peut demander, s’il obtient la signature d’un nombre de députés suffisant, la mise en place d’une Commission d’enquête sur les dépenses engagées pour le Mondial 2014 au Brésil.

Il déclare dans une interview à goal.com :

« Les choses ne se passent comme elles devraient se passer. Nous avons eu des problèmes, ignorés par les médias publics ou internationaux et le tournoi ne va pas être le meilleur de tous les temps. Je ne veux pas que la situation dégénère, mais nous avons besoin d’une enquête après le tournoi … Vous avez vu les manifestations lors de la Coupe des Confédérations l’an dernier, qui ont montré les problèmes de la société brésilienne, mais maintenant, avec le succès de la Coupe du Monde, tous ces problèmes, les dépenses excessives et la corruption sont relégués à l’arrière-plan. »

L’article complet de goal.com :

Romário

The former Selecao striker, now a politician in his homeland, demands an investigation into the corruption and expenditure surrounding the tournament, though he hopes for victory

Romario has blasted the organisation of the world Cup in Brazil, saying that the vision of hosting the best tournament ever has been lost.

Anti-government demonstrations have surrounded the competition, with many Brazilians angry at the spiralling costs of hosting the championships set against the need for investment in basic public services.

Romario, who was elected to the Brazilian Chamber of Deputies in the 2010 elections as a Socialist Party representative, has been a staunch critic of the administration behind the World Cup and continues to denounce the alleged corruption around the event.

« When it was announced that the 2014 edition would be hosted by Brazil, I celebrated a lot, » the 48-year-old told the Times of India.

« I had pointed out two things: Brazil had conditions not only to host the World Cup but also to organise the greatest one. I remain attached to the first idea but, soon after we got the hosting rights, I gave up the second one due to the different issues.

« Things didn’t happen the way they should have. We’ve had problems, a lot not seen by the public or international media and the tournament isn’t going to be the best of all time. I don’t want to make things bad but we need to have a post-tournament inquest.

« You saw the Confederations Cup protests last year, which showed the problems in Brazilian society, but now, with the success of the World Cup, all these problems, the excessive spending and corruption has been pushed to the background. »

Romario, a World Cup winner in 1994, insists that he is still a football supporter and is desperate to see the Selecao lift the trophy despite a tricky semi-final with Germany, whom he formerly branded favourites.

« I stick to what I said last year, » he added when asked whether he still believed that Joachim Low’s men would win the cup.

« But I want Brazil to beat the Germans, who are a very tough team, in the semi-finals and go on to lift the trophy again. It is an incredible feeling. It has become that much more difficult without Thiago Silva and Neymar.

« This Brazilian team isn’t as great as those in the past but still they have it in them to lift the title at home. »

L’Algérie et le Nigeria tombent avec les honneurs (J+18)

J+18

Mondial de Football 2014 Brésil : jusqu’au bout, les deux nations aficaines restantes, l’Algérie et le Nigeria, ont inquiété deux anciens champions du Monde, respectivement l’Allemagne et la France.

Bravo aux Algériens et aux Nigérians !

Et pour les remercier, quelques dessins et caricatures

Algérie Allemagne et Nigeria France Mondial Football 2014 Brésil 01 Algérie Allemagne et Nigeria France Mondial Football 2014 Brésil 02 Algérie Allemagne et Nigeria France Mondial Football 2014 Brésil 03 Algérie Allemagne et Nigeria France Mondial Football 2014 Brésil 04 Algérie Allemagne et Nigeria France Mondial Football 2014 Brésil 05 Algérie Allemagne et Nigeria France Mondial Football 2014 Brésil i01 Algérie Allemagne et Nigeria France Mondial Football 2014 Brésil i02

 

Pour la police militaire brésilienne, le journalisme est le “cancer du monde” (J+18)

J+18

Une reprise d’un article de Reporters Sans Frontières (RSF) du 14 juin dernier sur l’arrestation de la journaliste Karinny de Magalhães à Belo Horizonte, suivi d’un autre article de RSF sur une liste noire établie par le PT (« Parti des Travailleurs » au pouvoir au Brésil depuis 11 ans) qui recense des journalistes désignés comme des “pitbulls des médias”.

 

Pour la police militaire brésilienne, le journalisme est le “cancer du monde”

Reporters sans frontières condamne fermement l’agression dont la journaliste Karinny de Magalhães a été victime à Belo Horizonte, capitale du Minas Gerais, le 12 juin 2014. Alors qu’elle couvrait une manifestation contre la Coupe du monde de football pour le collectif de diffusion d’information en ligne Midia NINJA, elle a été insultée et battue par la police militaire. Arrêtée et conduite au poste de police, elle a perdu connaissance sous les coups des agents.

“C’est un traitement inhumain auquel a été soumise Karinny de Magalhães, a déclaré Camille Soulier, responsable du bureau Amériques de Reporters sans frontières. En pleine Coupe du monde de football, les autorités brésiliennes doivent tout faire pour protéger les journalistes. Selon une résolution des Nations Unies adoptée en mars 2014, les journalistes impliqués dans la couverture de manifestations doivent impérativement être protégés.”

Selon Midia NINJA*, organisation de diffusion de l’information à mi-chemin entre le journalisme et l’activisme, Karinny de Magalhães filmait la manifestation pacifique “Copa sem povo, tô na rua de novo” (la coupe sans le peuple : nous redescendons dans la rue) à l’aide de son téléphone portable. Quand les forces de l’ordre ont commencé à disperser les manifestants à l’aide de gaz lacrymogène, elle a été poursuivie par une dizaine d’agents de la police militaire. Ils l’ont immobilisée et frappée avant de déclarer que les journalistes, “cancer du monde, devraient tous mourir”. Une fois conduite au poste de police, les agents ont perquisitionné son téléphone. Devant son refus de communiquer le code de l’appareil, les agents l’ont battue de plus belle jusqu’à qu’elle s’évanouisse.

Depuis le début des manifestations au Brésil, en juin 2013, environ 120 journalistes ont été victimes d’atteintes à leur liberté d’informer. Selon l’Association brésilienne de journalisme d’investigation (Abraji), plus de 80% de ces abus sont perpétrés par la police militaire, dont Reporters sans frontières a souvent décrié les méthodes extrêmement brutales. Le Brésil est 111e sur 180 pays au Classement 2014 de la liberté de la presse.

Karinny de Magalhães

Karinny de Magalhães

 

Le vice-président du PT dresse une liste noire des journalistes “pitbulls”

Alors que 18 reporters ont été agressés depuis le début du Mondial au Brésil, le vice-président du Parti des travailleurs a accusé nommément une dizaine de journalistes et humoristes d’attiser la haine dans le pays.

La tension entre le gouvernement et les journalistes d’opposition vient de monter d’un cran. Dans un article publié le 16 juin 2014 sur le site du Parti des travailleurs (PT) actuellement au pouvoir, le vice-président du parti Alberto Cantalice dresse une liste noire de journalistes désignés comme des “pitbulls des médias”. Pour lui, la haine de Reinaldo Azevedo, Arnaldo Jabor, Demétrio Magnoli, Guilherme Fiúza, Augusto Nunes, Diogo Mainardi, Lobão, et des humoristes Danilo Gentili et Marcelo Madureira contre les mesures progressistes des gouvernements Lula et Rousseff est devenue évidente depuis le début du Mondial dont ils désirent par ailleurs l’échec.

Ces “ennemis de la patrie” n’ont pas fait attendre leurs réactions. Le journaliste Demétrio Magnoli dénonce sur le site web de Globo un article “calomnieux” et une mesure de propagande de la part du PT. Il s’inquiète de savoir qu’un officiel invite à “chasser“ les journalistes d’opposition “dans la rue”. Reinaldo Azevedo de la revue Veja a, pour sa part, indiqué qu’il déposerait plainte pour diffamation.

“Reporters sans frontières s’inquiète des graves accusations dirigées contre les journalistes, qui émanent directement des hautes sphères du PT, déclare Camille Soulier, responsable du bureau Amériques de l’organisation. Nous n’ignorons pas le contexte polarisé des médias qui peuvent exagérer le mécontentement général. Cependant, les difficultés expérimentées par le PT ne peuvent excuser un laisser-aller vers de la propagande d’État.”

Ces accusations interviennent dans un climat social tendu, où les mouvements populaires contre les dépenses du gouvernement pour la Coupe du monde se multiplient. La police militaire répond par la force et certains journalistes sont pris pour cible. Au total, 17 agressions de journalistes dans le cadre de manifestations ont été recensées par l’Association brésilienne de journalisme d’investigation (Abraji) depuis le début du Mondial. Parmi ces victimes, des correspondants de CNN, d’agences internationales comme Reuters ou Associated Press ainsi que des journalistes de médias locaux ou freelance. Ainsi, Karinny de Magalhães, journaliste et activiste du collectif Mídia NINJA a par exemple été détenue et battue jusqu’à ce qu’elle perde connaissance.

A ces 17 cas s’ajoute également la détention arbitraire de Vera Araújo, du quotidien Globo, le 15 juin dernier, portant à 18 le nombre d’abus. La journaliste filmait la détention d’un touriste argentin lorsqu’elle s’est également fait arrêtée. Un procès a été ouvert à l’encontre du policier responsable de l’arrestation arbitraire.

Le Brésil est 111ème sur 180 dans le Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. A l’occasion de la Coupe du monde de football, l’organisation a lancé une campagne pour sensibiliser le public sur la situation de la liberté de l’information dans les pays participants. Suivez les feuilles de match de Reporters sans frontières.

Les photos des principaux journalistes de cette liste noire (ce sont tous sans exception des grands noms de la presse brésiliennes ou des humoristes reconnus) :

Reinaldo Azevedo

Reinaldo Azevedo

Arnaldo Jabor

Arnaldo Jabor

Demétrio Magnoli

Demétrio Magnoli

Guilherme Fiúza

Guilherme Fiúza

Augusto Nunes

Augusto Nunes

Diogo Mainardi

Diogo Mainardi

Lobão

Lobao

Danilo Gentili

Danilo Gentili

Marcelo Madureira

Marcelo Madureira

 

Les Titres de la Presse brésilienne sur la qualification du Brésil pour les quarts de finale (J+16)

J+16

001 penalty sur la barre du Chili contre le BrésilMoment décisif de la partie : Gonzalo Jara met le dernier tir chilien sur la barre, le Chili est éliminé

Heureusement que le Brésil a gagné au bout de 120 minutes de jeu et de 10 tirs au but car sinon, ça aurait probablement été la fin du Mondial. La population brésilienne n’aurait jamais accepté cette défaite surtout contre son « petit voisin » le Chili !

Les titres de la presse brésilienne sur le match Brésil-Chili en huitième de finale du Mondial 2014 :

Folha de Sao Paulo : « Julio César et le poteau sauvent le Brésil de la honte » 

Source : http://www1.folha.uol.com.br/esporte/folhanacopa/2014/06/1478026-julio-cesar-pega-dois-penaltis-selecao-vence-o-chile-e-vai-as-quartas-na-copa.shtml

 

Folha de Sao Paulo : « Le Brésil a été médiocre même dans les tirs au but«  

Source : http://www1.folha.uol.com.br/esporte/folhanacopa/2014/06/1478019-clovis-rossi-brasil-vai-indo-mediocre-ate-nos-penaltis.shtml

 

Estado de Sao Paulo : « Julio César et le poteau mettent le Brésil en quart de finale« 

Source : http://esportes.estadao.com.br/noticias/futebol,julio-cesar-e-trave-poem-selecao-brasileira-nas-quartas-de-final,1520282

 

Veja : « Le Brésil souffre et flirte avec la tragédie mais avance avec les tirs au but« 

Source : http://veja.abril.com.br/noticia/esporte/brasil-sofre-e-flerta-com-tragedia-mas-avanca-nos-penaltis

 

Globo : « Julio Cesar arrête deux pénaltys, le Chili tape sur le poteau et le Brésil va en quart de finale« 

Source : http://globoesporte.globo.com/jogo/copa-do-mundo-2014/28-06-2014/brasil-chile.html

 

Notre commentaire et notre carton rouge : les supporters brésiliens ont la très mauvaise habitude de siffler les hymnes nationaux de leurs adversaires et même de leurs adversaires potentiels (lorsque l’équipe du Brésil ne joue pas). C’est un manque de fairplay évident dont les médias ne parlent jamais, Dans le huitième de finale Brésil-Chili, cela n’a pas manqué : les Brésiliens ont sifflé l’hymne chilien du début à la fin.

Les FLOPS à mi-parcours du Mondial (J+15)

J+15

Les derniers matches de poules ont été disputés. L’occasion de tirer un premier bilan à mi-parcours avec les 10 «moins» de cette Coupe du Monde au Brésil.

LES FLOPS : des Espagnols … à la pauvreté

L’Espagne: «Nous n’étions prêts ni mentalement, ni physiquement pour défendre notre titre de champions du monde.» Le milieu de terrain espagnol Xabi Alonso a tout dit après la défaite face au Chili. Fin de cycle?

Les Asiatiques: quatre équipes, aucune qualification, aucune victoire. L’Asie est peut-être la nouvelle place forte du football en termes de marketing, mais en ce qui concerne le jeu, on est très loin du compte.

L’hébergement: les prix des hôtels, un peu partout au Brésil, ont été multipliés par deux, trois voire dix dans certains cas (notamment à Rio) durant la compétition. Résultats: de nombreux supporters, surtout provenant d’Amérique latine, ont dormi où ils en avaient les moyens. A savoir: gares ferroviaires, routières, terrains vagues ou voitures.

Les pelouses: que ce soit à Sao Paulo, à Brasilia ou à Curitiba, des sélections n’ont pas pu s’entraîner la veille des rencontres dans les stades de la Coupe du monde pour ne pas abîmer les pelouses. Un comble au pays du soleil. Que ce serait-il passé si le Brésil subissait le même climat que Lucerne?

L’arbitrage: pas de véritables scandales, mais encore beaucoup trop d’approximations. Penalties litigieux sifflés, d’autres oubliés et surtout bien des imprécisions sur les hors-jeu. Bon, la FIFA ne veut toujours pas entendre parler d’arbitrage vidéo, alors…

Le monolinguisme: les Brésiliens ne s’expriment qu’en portugais. Pas seulement le peuple, mais aussi les taxis, les employés des hôtels, ceux des offices de tourisme… Un Nigérian qui vit aux Etats-Unis et a effectué une partie de ses études en France nous confiait: « J’ai rencontré plus de gens qui parlent anglais en Chine qu’au Brésil.» Aucun mal à le croire. On mesure mieux les immenses lacunes au niveau de la formation chez le géant sud-américain.

Les connexions internet: la téléphonie au sens large représente un des gros problèmes au Brésil. C’est cher, avec de multiples compagnies et des tarifs différenciés d’un Etat à l’autre. Pour internet, c’est encore pire. Le Wi-Fi est largement accessible, mais de piètre qualité. Si vous souhaitez visionner une vidéo, oubliez, aucune chance. Seules exceptions: les connexions dans les stades, excellentes. Merci la FIFA!

Les dents de Suarez: déjà sauveur de l’Uruguay en 2010 – lorsqu’il s’était sacrifié pour la patrie en mettant sa main afin d’éviter le but de la victoire du Ghana en quarts de finale – Luis Suarez a récidivé face à l’Angleterre, à Sao Paulo. Moins d’un mois après une opération au genou, il a signé le doublé décisif. Pourquoi diable ce champion ne peut-il réfréner ses instincts «cannibales»? Neuf matches et quatre mois de suspension ont sanctionné sa morsure sur l’épaule de l’Italien Chiellini.

La circulation: peu importe la ville, peu importe le jour, peu importe l’heure. Le trafic est infernal au Brésil. Il y a quelques années, pour relancer l’économie, le gouvernement a baissé les taxes sur les autos et facilité l’accès au crédit. Le nombre de voitures a explosé, sans que l’infrastructure routière suive. Le développement des transports publics est insuffisant aussi. De toute façon, il n’y a pas de couloirs de bus…

La pauvreté: elle est omniprésente – pas besoin de se rendre dans les favelas pour en mesurer l’ampleur – et prend différentes formes. Dans le centre de Sao Paulo, le nombre de sans-abri qui dorment dans les rues avec pour seul bien une vieille couverture fait froid dans le dos (et c’est le cas de le dire, vu les températures nocturnes dans la capitale économique du pays). Dans la plus touristique Fortaleza, la pauvreté se traduit par un développement de la mendicité, parfois insistante, surtout des enfants. Sans oublier la prostitution. Pas étonnant dans ces conditions que le Brésil soit un des pays les plus dangereux du monde. Durant le Mondial, la police veille. Mais après?